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COMMUNIQUE VII

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COMMUNIQUE VII

LUTTE CRIMINELLE POUR MA CLASSE DANGEREUSE

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 L’Histoire de la lutte des classes 

 Les Histoires des classes en lutte et La lutte des Histoires de classes

 

      « Lutte Criminelle pour ma Classe Dangereuse » est un morceau qui ne date pas d’hier.  Thème déjà abordés dans pas mal de morceaux ( « Une bande son pour les nouvelles Invasions Barbares », « Le rôle Positif de la colonisation !? » pour ne citer qu’eux) c’est un crachat à la gueule de l’Histoire officielle – celle des vainqueurs , celle qu’on nous apprend à l’école avant de nous la rabacher dans les mass-média à la solde de la classe dominante .Histoire, que le pouvoir continue de distordre selon sa politique du moment, quitte à se permettre les retournements les plus odieux - comme le rappelle très bien d’ailleurs Eretik dans « Conspiration de Conspirationnistes » ( en parlant de l’ « Exemple Guy Moquet » et des « fils de pétain »  «invité aux festins » que s’en est fait récemment le pouvoir sarkozyste– cf RKP #13) .

 Quand on parle d’« instruire et s’instruire pour la guerre civile ».Il s’agit bien aussi de çà : se réapproprier notre histoire, et son apprentissage. Tout en en écrivant de «nouvelle pages », en luttant pour faire vivre la culture de classe, la solidarité et les valeurs qui s’y rapportent ;  en participant par les divers moyens qui s’offrent à nous aux combats quotidiens qui en découlent de fait.

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« L’histoire de notre classe est celle de ses luttes, l’histoire des salles de classe, est celle des fils de putes, députés, rois, des  présidents, des castes et des seigneurs. Faudrait qu’on les respecte alors qu’ils saignent leurs esclave,leurs salariés, leurs citoyens,avant leurs esclaves comme hier leurs cerfs, les siècles ont passé, seul les mots changent, toujours les mêmes qu’on sert. On troque les chaînes pour de salaires. Faudrait qu’on s’taise quand on crève , que, soumis, on observe, quand ceux qu’on aime sont privés de leur rêve. Sont vidés de leur sève. »

Une Bande Son pour les Nouvelles Invasions Barbares,  à lire et écouter sur RKP#1 [ pages lyrics et Music ]

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Pour ce qui est de cette partie des questions posées par ce texte, il y a quelques années, il y avait eu tout lieu de s’intéresser au travail livré par Howard Zinn avec son désormais célèbre  « Histoire Populaire des Etats-Unis » . Livre qui s’était attelé à nous décrire l’histoire de ce pays-continent à travers celle de ses oubliés, de ses vaincus ; du génocide indien, à l’esclavage en passant par les nombreuses luttes syndicales de sa classe ouvrière, souvent pas ou peu et mal connues. Tout en relatant les nombreuses guerres impérialistes – souvent cachées derrière le terme d’ « interventions » - par lesquelles cette sur super-puissance a su tout au long du XX ème siècle imposer du bout de son fusil son soi-disant modèle politico-économique. Modèle qui sous couvert d’amener la « démocratie libérale » a su quasi totalement mondialisé la dictature capitaliste. Et ce, à l’encontre totale des aspirations des peuples d’Amérique Latine et d’Asie chez qui les idées universalistes avaient fait pourtant naître à différentes époques un certains nombre d’espoirs.

« A quand une histoire populaire de l’humanité entière ? » m’étais-je donc écrier à l’époque dans un morceau –question faussement naïve, conscient du travail gargantuesque que cela représenterait dans la réalité...

 histoire-populaire-de-l-humanite.jpgEt voilà que récemment on m’offre « Une Histoire Populaire de l’humanité », par Chris Harman, sorti aux éditions de la découverte en 2011. Soyons clair : un tel récit ne peut être qu’exhaustif, un tel travail ne peut-être qu’incomplet. Mais une telle lecture ne peut être qu’intéressante au vu des efforts constants de la classe dominante pour nous tenir éloignés de cette Histoire, où plutôt de ces Histoires. L’histoire de celles, de ceux qui ont résisté «  de la révolte de Spartacus à la guerre des Paysans, de la Rébellion des Boxers en chine à celle des Diggers et des Levellers en Angleterre, des luttes des ouvrières du textiles dans l’Amérique de la fin du XIXe siècle à la révolution russe, ce livre adopte le point de vue des laissé pour compte de l’histoire officielle » comme l’annonce la quatrième de couverture. Bien sûr reste à chacun de bien ressentir la subjectivité de l’auteur tant dans les choix des exemples abordés, que dans la manière dont il les traitent , tant dans l’importance qu’il leur porte,que dans les conclusions qu’ils en tirent…etc…etc

Mais, comme rappelé plus haut, « Lutte Criminelle pour Ma Classe Dangereuse » insiste aussi sur le fait que c’est aussi à nous d’écrire notre propre histoire de notre classe en lutte. Ecrire : pas seulement par des mots, mais par des actes… On trouvera bien dix militants pour revendiquer une vitrine brisée, et  toujours dix scribouillards pour discourir sur un coups d’ marteau sur la tête d’un flic…Mais combien de bras pour tenir le marteau ?

Pour ce qui est des « mots », n’est-ce pas après tout le but des différents projets dans lesquels on s’est investit depuis plusieurs années pour faire vivre et diffuser notre participation à cette culture de classe !? La culture de cette classe en lutte. La culture issue des luttes de notre classe.

Quelque part, même les titres, plus personnel - « ego-trip » comme on dit dans le rap  - en sont les récits à une échelle plus intime. Et pas forcément les moins intéressants, s’il faut vraiment les comparer à certains alignements de slogans tout faits dans les quels se complaisent parfois certains groupes dits « engagés »… Nombre de morceaux de rap « de rue », de rap de vécu – comme celui que l’on revendique - ne sont-ils pas de ces photographies lyricales de certains moments de vie, de certaines situations, des petits bouts de mémoire de notre culture urbaine locale ? Une culture, délivrée pour une fois par ceux qui en sont les protagonistes réels. Pas par des journalistes ou des sociologues venus observer les indigènes de l’autre cotés du périph’ ou de la grille d’entrée des cités parisiennes… payés pour faire semblant de traduire les traits d’une culture qui de fait leur échappe…et qui les emmerde !

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 Pour un Jihad de classe

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Dans l’idée avancée de « Jihad  de Klass », le terme de « Jihad », n’a pas été choisi au hasard. C’est bien que cette notion renvoyait à cette idée de Sainte guerre se jouant tout autant à l’extérieur qu’à l’intérieur. C’est bien que la notion de Jihad induisait également l’idée que la plus grande des guerres commence d’abord en chacun . Dans la culture musulmane, il y a deux notions derrière le « Jihad fi sabil Allah » (l’effort orienté dans la voie de Dieu),  le « Grand Jihad » renvoit à la lutte intèrieur, au « combat contre soi même » quand le « petit Jihad » renvoit lui aux luttes à mener contre des ennemis « extèrieures »  – c’est d’ailleurs ainsi qu’il s’est répandu au VIIIième siècle comme « instrument justificatif » des conquêtes musulmanes. Et c’est sur cette seule interprétation d’un concept bien plus complexe que les média et les adeptes d’Hungtington se sont ruées pour brandir à la face du monde occidentale leur  preuve irréfutable de leur immanquable « choc des civilisations ».                                                                                   jihad-de-classe.jpg                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                             

Bien sûr que chez « nous » - chez ceux qui se retrouvent un tant soit peu dans cette idée -, une fois « athéisé » ou « agnosticisé » par le caractère « classiste » qu’on lui appose, le caractère de «sainte » guerre  - contenu dans le sens original du terme avant qu’il ne soit détourné - ne révèle que la sur-importance que nous lui portons –  le fait qu’il s’agit bien d’une cause qui nous dépasse. Une cause qui dépasse également  certaines querelles de moindre importance dans lesquels on n’a que trop souvent tendance à perdre notre énergie – quand on ne s’y perd pas tout bonnement soi-même. Une guerre qui nous a pré-existé et qui nous survivra simplement parce qu’elle ne trouve pas son aboutissement dans telle ou telle victoire absolue ou matérielle, mais bien dans la lutte quotidienne et sans fin qu’elle induit. Sa raison d’être et le moyen par le quelle elle reste belle et bien vivante…car le terme « de classe » n’a pas été choisi au hasard. C’est bien qu’on fait référence à toutes ces rapports, à la manière dont ils nous lient  au monde qui nous entoure, ces luttes de domination qui font rage aussi bien à travers la planète, qu’entre nous, qu’à l’intérieur de « nous » !

Des luttes qui du coup ne disparaîtraient pas avec les utopiques révolutions que certains tentent encore de nous vendre. Voilà pourquoi nous n’avons ni le luxe, ni le temps, ni le pouvoir de les attendre pour y prendre part.

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  Lutte criminelle et classes dangereuses

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         Et là, on touche au deuxième point - et pas l’un des moindres - qu’aborde « Lutte Criminelle pour ma Classe Dangereuse » en faisant d’ailleurs écho à un « débat » qui , lui aussi, n’a jamais cessé de traverser la majorité des textes édités dans le cadre des projets dans lesquels j’ai pu m’investir [ de nombre de morceaux de Enedeka Maska au  Manifeste  VIII (2003-2005) du groupe anarchopunk Nocif,en passant le texte explicatif et les morceaux del’album Djihad de Classe de Pekatralatak (2006) , ainsi que les textes parus dans le DIY ou la mort ,  Outrage et Asymétrie I (1) ] . Et ce, en réponse à un type de discours qu’il ne nous est  que trop souvent arrivé de lire et d’entendre tant face aux évènements de Novembre 2005, qu’après certains épisodes des la lutte anti-CPE en 2006, que suite aux affrontements de Villiers-le-Bel en 2007 ou à la révolte de décembre 2008 en Grèce. Discours qui n’ont bien sûr n’a pas attendu ces évènements récents pour exister,  comme en témoigne certains évènements et réactions relayés dans divers articles de la revue  Os Cangaceiros – Revue plus que recommandable - et  d’ailleurs aujourd’hui ré-édité sous la forme d’un livre.

Souvenirs enrageants, réveillés plus récemment à la lecture de propos trouvés sur le net suite aux dernières émeutes qu’ont connus certains quartiers de Grande Bretagne en 2011 – (2). Relire, une fois de plus les mêmes arguments de merde, aux mêmes relents puants, n’a fait que raviver plus violemment la rage « rupturiste » qui nous sépare de fait de ceux qui se cachent derrière ces déclarations.

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Déclarations qui prétendent pourtant parfois servir la même lutte que la notre quand bien au contraire, pour moi, elles illustrent parfaitement l’appartenance à un tout autre camp 1) dans la lutte qui se joue lors de ses évènements 2) dans la manière dont ils sont perçus par ceux qui n’en sont pas les acteurs directs, mais qui n’en donnent pas moins leurs avis.

Il ne s’agit pas de remplacer une Histoire officielle, par de nouvelles Bibles officieuses qu’on brandirait ça et là, pour s’assurer à son tour la domination d’un discours sur un autre. Notre guerre a une histoire, et il est utile d’en chercher les témoignages où l’on peut - lorsqu’on n’en a pas été les acteurs ou les témoins directes.

Le combat de notre classe – la classe en lutte – a toujours été criminalisé, et la lutte des classes se joue autant dans les « mouvements » politiques  que dans les luttes qu’ils disent mener. Mais ce combat se joue aussi à travers des actes sortant de la palette des actions  propre à l’activisme politique traditionnel. Et justement, il n’a jamais été autant criminalisé que lorsqu’il savait trouver le moyen de toucher la classe dominante et son système avec la violence qu’ils méritent. Que lorsqu’il a su sortir du cadre de la contestation tolérable – et donc toléré par le système. Et c’est bien par ce qu’il s’est (enfin) sentis intolérablement touché que le « système » a alors réagis avec une réaction à la hauteur de l’évènement. Une réaction sensé faire passé l’envie à ses ennemis déclarés de retenter telle ou telle action.

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Certains acteurs politiques dit « contestataires » n’ont alors même pas attendu que retentisse le discours dominant pour eux-même ( !) le relayer . Et ce, en « criminalisant » à leur tour une partie des combats entrepris par ceux qui ont choisi de ne pas subir ce monde tel qu’il est… ceux qui ont su  frapper  l’ennemi par surprise, avec  force,  audace et détermination. Ceux qui ont su prendre l’occasion qui se présentait. Peut-être,  parfois « maladroitement » certes…

lumpen-proletariat-phobie.pngOn ne tombe pas dans le piège de l' "illégalisme" pour l' "illégalisme" ( les fafs aussi font des trucs illégaux!).Tout n'est pas chanmé du moment que ça arrive durant une émeute...On croise des cons partout...Mais cette "maladresse" parfois palpable dans le feu de l'action, quand on ne tappe pas forcément là ou il aurait mieux fallu le faire...Qui peut donc en juger?  On est pas dans la théorie dans ces moments là. Mais dans la vie réelle. Avec sa part de cruautés absurbes, d'incompréhensions mutuelles et sa violence...pas la violence romantique des théoriciens de salon, celle qui t'éclate les dents sur le bitûme.D’autant plus lorsque le fracas de l’affrontement flirt avec le désespoir auquel on nous condamne de toute façon. Qui n’a jamais connu  cette impression que la rage que l’on porte et qui nous porte est parfois sur le point de nous dépasser ? Saine colère devenue haineuse sous les coups de butoir de l’injustice, elle se tient là, séduisante, vengeresse et vénéneuse, prés à nous enlacer. A un cheveux de nous aspirer au-de là… Au de là  de ce que la soi-disant  raison suggère. Qui peut encore s’étonner que cette raison disparaisse parfois, quand justement tout semble constamment fait pour nous la faire perdre !?

Pour illustrer leur désapprobation les contestataires « moralistes » retirent à ceux qui ont franchis leurs barrières morales de contestataire "bien pensant" -  ou en tout cas, pensant bien "penser le bien" -  le titre de « résistants » ,  comme ils confisquaient celui de « combattants révolutionnaires » - à ceux qui le réclamaient encore - et avant tout, ils répugnent à les traiter (en et) de « camarades » préférant parler de « racaille lumpen-prolétarienne non conscientisée » , de « bandits », de « criminels » ou de « terroristes » - ces appellations variant bien sûr selon le type d’actions qu’ils réprouvent alors .

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Il ne s’agit pas de réclamer certains titres comme d’autres vont à la pêche aux médailles mais de noter que ces analystes en herbe de la situation actuelle, , font ainsi curieusement écho au discours officiel de la classe dominante. Le fait de se jucher sur ces hauteurs, d’où ils se permettent de nous juger, leur a-t-il fait prendre le même point de vue que ceux qui à force de vouloir nous dominer, ne savent que nous prendre de haut ?

 Cette classe dominante d’ailleurs ne demande que ça. Priant pour qu’il n’y ait ni contagion, ni d’accueil positif lorsque les membres les plus antagonistes des exclus des profits qu’ils engrangent, répondent avec une violence un tant soit peu à la hauteur de la misère subie. Et là encore, la technique ne date pas d’hier, comme rappelé dans Conspiration de Conspirationnistes. En paraphrasant à peine le fameux slogan de Pasqua qui voulait « terroriser les terroristes » .  Le même Pasqua qui s’enorgueillissait sur les plateaux télé d’avoir été résistants dans ses jeunes années, nous rejouait le vieille air de  la fameuse affiche rouge.

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Tout comme en Palestine, certains « terroristes » pourchassés d’hier pourchassèrent à leur tour leur « terroristes » à eux, résistants pour rester libre sur une terre dont les sionistes voulaient les chasser. Tout comme le terrorisme d’Etat de divers pays Européen  et Sud Américain de la fin des années 70 et 80 développa tout une nouvelle gamme de technique toute plus « terrorisante » les une que les autres pour faire face aux groupes de camarades ayant fait le choix de la lutte armée, ou pour désintégrer des mouvements massif se réclamant de l’Autonomie prolétarienne ou de tout ce qui pouvait flairer le bon air de la guerilla urbaine

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« Ils terrorisent ceux qui résistent en les traitant de terroristes »

     Pour certains « politiques » - militants, activistes, grandes gueules de fins d’soirées, scribouillards en tout genre…etc - le débat adjacent est celui de la dissociation vis-à-vis de certains modes d’actions, de certaines réactions plus ou moins spontanées à la misère subis, vis-à-vis du niveau de violence avec lequel il faut répondre à celle que nous subissons… Et là, encore, il en a coulé des litres de baves et d’encre sous les pont de ces débats ancestraux sous lesquels règnent encore et toujours l’ombre de la question de classe…

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Ainsi, aujourd’hui encore, face aux émeutes de TottenHam en Grande Bretagne comme il y a quelques années face aux émeutes urbaines en France, certains sont-ils trop heureux de se dissocier de ce « lumpen prolétariat » en lutte, ressortant à l’envie –  avec, pour ce qu’elle pèse, définition de Wikipédia à l’appui !(3) Avec tout c’qu’il peut y avoir de douteux et d’ouvertement subjectif derrière certaines définitions de l’ « Encyclopédie » de la génération 2.0 – de vieux de textes de Marx ou Engels dans lesquels ceux -ci préconisaient de se méfier de ceux qu’ils considéraient comme le sous-prolétariat du XIX e siècle en haillon, incontrôlable, « non conscientisé » (4)… de la même manière que la propagande  bolchevique ne vu en Makhno qu’un brigand  une fois que cela   l’arrangea – c'est-à-dire une fois l’Ukraine laissée aux allemands,  après que les russes « blancs » en  aient été sortis  avec l’aide des Anarchistes Ukrainiens, avant que ceux-ci soient traités en pestiférés, une fois devenu inutiles et dangereux pourr les nouveaux maître du Kremlin.

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Les voilà. Trop-heureux –même totalement hors contexte plus d’un siècle plus tard ! - de pouvoir citer Marx, afin que cela ait plus de poids, car trop peureux d’assumer eux-mêmes leurs propres positions – précisément la raison pour laquelle Marx, lui-même, disait « moi en tout cas je ne suis pas Marxiste » - (5).Mais, pardon ! Nous n’avons ni coran, ni bible , pas de textes sacrés…pas de prophètes à la parole divine, de sacro-saints auteurs, de leaders incontestés devant lesquels fermer sa gueule ad vitam æternam et baisser les yeux, trop éblouis par une vérité une, absolue et indivisible.

Mine de rien, il leur a fallu pour se rassurer aller piocher dans des textes remontant jusqu’au XIXe siècle en pensant trouver un écho de poids , leur paraissant en tout cas être capable de  justifier leurs propres peurs de ce qu’ils considèrent comme le sous-prolétariat actuel, peur d’ailleurs souvent basé sur l’inconnaissance totale qu’ils en ont … Cette même vieille « peur de l’inconnu », xénophobie, qu’ils savent si bien psalmodier, dénoncer, qu’ils parlent même de dépasser (!) dés lors que ça ne concerne pas leur propre peur de ce qu’ils ne connaissent pas !Ha ! Quand elle vient des autres, on hurle à la beaufitude, à l’homopobie, au machisme barbare d’autant plus quand ça illustre de leur coté le chemin parcouru… parcouru et pourtant aussi vite ravalé, quand il s’agit de se vautrer aussi spectaculairement dans tout c’que ce repli sur « soi et ce qu’on connaît » peut comporter d’imbécilité lourde. Seul ressort ici la différence de milieu sociale qu’ils n’ont pas su franchir…

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Tant qu’à Marx et Engels, s’il est facile d’arracher à leur contexte certaines de leurs citations concernant ce qui leur apparaissaient comme le lumpen prolétariat de l’époque –comme ne se sont pas privés de le faire les auteurs de certains de ces textes trouvés sur le net  (4) – quel crédit peut on apporter à ces citation sortis de leur contexte  ? Mais surtout, s’agissant de donner son avis sur des évènements actuels, quelle peut-être l’intérêt réel de ces remarques arrachées à leur époque  ?

Déjà  - faut-il le rappeler ? – toute observation relevant du domaine des « sciences » humaines ( sociologique, historique, psychologique…etc) souffre forcément de la subjectivité de son auteur – d’où les guillemets que je me permets demettre au mot science qui a trop souvent tendance à faire croire aux lecteurs ou à l’auditeur non avertis qu’on aborde ici des démonstrations irréfutables car « scientifiquement prouvé » - quand beaucoup de chercheurs en sciences humaines ne cherchent d’ailleurs  qu’à ramener de preuves sensés allés dans le sens des théories qu’ils ont fondés  eux même  sur tel ou tel sujets.

 On reste toujours le produit d’une époque, d’un milieu sociale, d’un certains vécu qui impliquent eux même un certains nombre de préjugés et d’intentions plus ou moins conscientes… L’instruction et l’expérience nous offre l’occasion de ne pas forcément en rester  prisonnier dans l’absolu. Mais c’est parfois bien relatif.Cela vaut autant pour moi lorsque j’écris ces lignes que pour Marx et Engels, lorsqu’ils ont écris les fameux passages que certains ont cru bon de ressortir afin d’illustrer leur propos :

1)Ni l’un, ni l’autre ne sont issu de ce « lumpen prolétariat ». Ce qui ne leur interdit pas d’en parler, mais ce qui nous rappelle seulement qu’il s’agit là encore d’observations extérieurs, portant avec elles un certains nombre de préjugés de classe et de jugements guidés par les intentions politiques de leurs écrits.

2)S’ils sont à l’origine du terme Lumpenprolétariat, le rapport qu’ils ont eu avec ceux qu’ils désignaient comme lumpenprolétaires  n’a cessé d’évoluer tout au long de leurs vies, et ne peut être certainement pas résumé à quelques citations tirés de différents textes (5), portant chacun leurs propres intentions politiques, et ce à de différentes époques.  

3)On touche  ici encore à l’arnaque profonde que recèlent nombre de travaux dits « sociologiques » qui casent derrière des termes, des étiquettes, des réalités aussi différentes que chaque individus sensés appartenir à la catégorie sociologique qu’ils entendent définir. Exemple : si à leurs époques il est arrivé lors de certains épisodes que certains « sous-prolétaires » embrassent la voie de la réaction, et servent de bras armé à la classe dominante : est-ce qu’il y a franchement de quoi établir un lien entre des conditions de vies de sous prolétaire et ces choix politiques relevant de la trahison de classe ? Quand bien même un lien parviendrait-il à être établis lors de certains exemples de l’époque, cela permettrait-il d’en faire une règle universelle, capable même de dépasser les époques, les frontières, et les différents contextes sociaux, économiques et politiques – sans parler des psychologies individuelles qui font que tout lumpen-prolétaire qu’il soient l’un ne réagira pas forcément comme l’autre dans des situations identiques ?! Dans le cas dont on parle : si au XIXe siècle certains des membres des plus pauvres des classes laborieuses ont vendu  leur bras lors de certains évènements bien particulier, est-ce que les plus pauvres sont condamnés à vendre leur service à la bourgeoisie ? Bien sûr que nan… Et ça, le système la bien compris lui-même, il ne maintient  certainement pas  dans la misère une classe de sous-prolétaire dans l’espoir qu’ils lui servent de sujets contre-révolutionnaires face à des « révolutionnaires organisés » en cas de période insurrectionnels !

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Car quand bien même, dans la dèche le but premier est bien de survivre, c’est d’abord par la débrouille qu’on y parvient. Pas par la trahison de classe, en vendant ses services à la réaction. La classe dominante l’a bien compris, et c’est bien pour cela qu’on parle de « Classe Dangereuse », dans le sens où justement toute une part de la population a toutes de les raisons de l’être – dangereuse - ou de finir par le devenir, comme la très bien résumer quelqu’un qui a écrit à l’Envolée (n°30) « si tu vis dans le luxe, tu n’as aucune de raison de voler un portable. Si tu es pauvre c’est déjà un délit, on t’attend au tournant ».  D'où la "chasse aux pauvres" qu'on ne peut constater dans toutes nos métropoles. D'où le cliché du contrôle au faciès, où les flics reconnaissent eux-même qu'on les pousse à traquer tout ce qui pourrait ressembler à un jeune issu des quartiers populaires - et donc potentielement dans l'illégalité puisque sans aucun autre moyen de s'en sortir.Et ils nous poussent eux-mêmes à devenir haineux, revanchards et violents quand ils nous harcèlent, à nous traiter en coupable avant même qu’on est bien pu avoir l’idée de le devenir. Comme l’a dit Unik O’gree, pour nous et toute une catégorie de la population stigmatisée, « c’est  pas vu déjà pris ».

 

Si certains capitalistes ont parfois fricotés avec des maffieux issus des couches les plus pauvres de la société, les bataillons de klébards de la classe dominante restent ceux qui.finissent comme maton ou flic. Sont-ils tous exclusivement issus des bas fonds de nos métropoles ? Et si c’étaient vrai ( et ça ne l’est pas) auraient-ils choisis de servir l’ordre établis pour cette même raison ? Genre « je suis né pauvre dans un système qui crée de fait des inégalités à la base selon où tu es née, je vais tout faire pour que ça continue ainsi ». Non c'est absurde, simplement, les gens née pauvre qui finissent dans la police ont simplement un autre rapport à leurs origine sociales, et c’est précisément ce qu’ils en font aujourd’hui qui détermine, leur conscience de classe, le rôle qu’ils ont choisis de jouer dans l’affrontement qui se joue entre deux force aux intérêts contraire.

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« Faut-il servir le maître dans l’espoir que ça améliorera sa propre situation quite à continuer à enfoncer les autres, où faut-il s’allier à ceux qui subissent les même conditions pour tout faire pour que cela cesse ? ».

Visiblement la réponse n’est pas évidente pour tout le monde.

 Dans les faits , même si l’un est bien souvent lié à l’autre, ce qui fait réellement la différence ce n’est donc pas tant l’ « origine sociale » que la « conscience de classe » et ce qu’on en fait – c'est-à-dire le réel niveau d’antagonisme de classe avec lequel on choisit de vivre.

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Aussi , si leur description quasi scientifique de la mécanique du système capitaliste n’a perdu aucunement de sa perspicacité et de sa force didactique et critique (6) ,en revanche, depuis la tombe dont certains tentent de les extraire, pour les faire parler sur ce qu’ils n’ont de fait pas  pu connaître, Marx et Engels ne sont certainement pas les mieux placés pour venir nous donner des leçons sur ce qui pourrait apparaître pour certains comme le « sous –prolétariat actuel ». S’il pourrait apparaître comme le sous-prolétariat de ce début de siècle, pour autant, pas besoin d’être un historien de renom pour savoir, qu’il n’aurait pour autant  certainement plus grand-chose à voir avec le lumpen prolétariat de l’époque, tant dans ces conditions de vie, que dans ces aspirations, ses moyens de luttes…etc.

Et enfin, de toute façon, il n’existe pas de « lumpenprolétariat », de kaï-ras, des « lascars de banlieues » comme une masse d’individus agissant tous systématiquement de la même manière face à un certains types d’évènements…ça c’est un fantasme de théoricien de salon qu’il soit entrain de cracher sa haine de « la racaille » ou qu’il se branle sur ce « sous-prolétariat en arme ».Tant chez ceux qui se posent comme observateurs – et donc acteurs tardifs et théoriques - de ces évènements que chez ceux qui en sont les acteurs réels sur le moment, ce n’est pas l’appartenance à telle ou telle catégorie qui fait la différence, mais bien  la manière dont on agit, comment on se comporte, là où on se situe dans un contexte de lutte de classe.

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Car précisément la lutte des classes se joue encore une fois aussi ici.

Même et parfois particulièrement au sein même de ceux qui prétendent tout autant s’opposer au système.

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On y revient encore. Encore les mêmes. Ceux, qui se touchaient sur le CPE ou quelques rassemblements alter-mondialistes , rougissaient amèrement en parlant de novembre 2005, balayant le souvenir de leur absence complice d’un murmure à peine assumé, signifiant que là , « ça n’avait rien de politique »…

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PAROLES H-WAR RADIO KLAND. III

UNIKOGREE

ESCLAVAGE MODERNE - L'esclavage moderne suit son cours au moment où l'élève modèle suis le sien, nos chemins se résument à ronde et détour, et je n'perçois rien de meilleur pour demain / un monde de ouf/ où l'homme est comme la vache/ se résume à broutter des toufffes / ce qui pousse / les extrêmes qui se résument à tuer les tous / ça suit son cours / au moment où l'élève modèle suit le sien / nos chemins se résument à ronde et détour et je ne perçois rien de meilleur pour demain/ un monde de ouf / où l'homme est comme la vache s'résume à broutter des touffes / à vanter et à vendre / l'image du corps et la tristesse / ça fait des riches mais ça nous éloigne de nos richesses / à une vitesse folle / entre les hommes , le monde et les normes / un gouffre énorme c'est le bordel / si loin de nos valeurs / entre terre et ciel / tous perdus tous mortel, tous raleur / on est tous capable d'oublier tout c'malheur / dans tes oreilles résonne l'idée qu'on peut être tous meilleur / ouais dis le à l'élève / l'argent tue les rêveurs mais concrétise les rêves/ crée des erreurs et des errances/ dans ce tourbillon de merde et de désespérance/ ou tous se jouent de tes nerfs devant l'refus de la différence / MEME PAS CITOYEN DU MONDE NIQUE LEUR NATIONS: J'ASSUME MES DIRES MÊME SI ON M'ABAT SANS SOMMATION, NIQUE LES CITOYENS/ NIQUE LEUR NATIONS/ LEUR SYSTEMES SE REPRODUISENT ET REPRODUISENT LEUR DOMINATION/L'abomination et l'agonie en couv' des magasines qui eux s'résument à écouler des produits/oui c'est le même esprit qui anime tous les leur-dea/ qui s'arrêtent le vendredi pour reprendre tous les lundi / c'est le même homme moderne / qui se plit et se prosterne, sagenouille devant la loi du profuit / si tu peux tu l'oublis mais.../ elle te rattrape comme la nostalgie ou les dettes ouais / j'ai été soulés de rester "cool" les mecs / devant ce monde immonde / que l'on voit couler net, ouais / c'est réfléchis ça vient faire secouer les têtes / des esprits rétrécis jusqu'au gros fumeur de petes, l'ami/ j'arrive en casquette sans paillette sans mitraillette / pour ceux qui rentre à iep la nuit...

 

extrait de l'album "paroles de primitifs" - green inch prod. et bientot sur H-war prod.

 

 


ERETIK


NIQUEZ LEURS LOIS


J'appelle à votre attention / à peine la vingtaine , le cerveau en érosion

le centre de rétention des immigrés à Vincennes, rappelle les expositions d'avant /

t'es marrant au lieu d'parler des dictateurs d'afrique occupe toi des politiques de France

qui te dicte ta peur/ taf dans le fric la violence?

couvre le monde de décibelles/ c'est eux qui financent les gouvernements et parfois leurs rebels

cibles si belle,du pouvoir: les assassinats, sankara Lumumba, on oublie pas

sans kaïra comment gagner le combat? sabotte! carotte... le feu n'est pas le monopole de l'état

même s'il crame les paillotes, et ce, dès l'été

nous on a qu'une parole donc j'essaye d'éviter

 de ne faire que des bons mots/ toi tu as rêvé de voter Obama/

mais qui finance l'armée d'Israel? Oh ba ça... ton rêve vient pas du sael/ il est né au cinéma/

les hommes des sommets des nations ne connaissent pas le rayon gamma

nous sommes les retombés des déflagration d'hiroshima et kho je chie moi

sur leur trône, j'ai réfléchis contre les lois qu'ils pronent

ils s'approprient les toits, nous le droit d'être des hommes

avant qu'on te pardonne va falloir qu'on te saucissone

avec une baguette de pain et du vin d'ivrogne, porc d'Hungtington

c'est le chox du pauvre contre la patronne!

ILS ONT FLIKE CHEZ TOI, CHEZ MOI

NIQUEZ, NIQUEZ, NIQUEZ LEUR LOIS

LEURS LOIS SONT FAITES POUR ÊTRE VIOLEES

NIQUEZ NIQUEZ NIQUEZ LEURS LOIS

QUITTE A FINIR ( COMME) DES BETES ISOLES

NIQUEZ NIQUEZ NIQUEZ LEUR LOIS

OU SOURIS COMME LE PERSO RACISTE DE BANANIA

AU PETIT DEJ' FAIS TOI IMMOLE!

Le train est en marche/ je ne suis pas stalinien, grosse tache

je ne suis pas qu'pour le partage de la moustache!

tu t'inquiète quand la broussse parle, ne bouge pas

ya autant de sang fait par un commerce de bourge qu'un kmer rouge à la manoeuvre

le con d'français, lui ne souhaite changer que de main d'oeuvre, de pièces et d'étranger

pour faire les keufs dans les supermarchés - schouffeurs!- vos bel moeurs sont sales

face aux meurtres que causent les bombes balles sorties des salles de ces usines nationales

je veux pas être une troupe envoyé au front sous le sable

je ne veux pas juste me dire coupable/ c'est pour ça que j'peura d'un arbre

j'marme avec c'qui est récupérable / j'm'allie avec l'irrécupérable

original à leurs yeux pourquoi suis je si méchant?/ parceque!

il faut une tronçonneuse tranchante pour leur cas-que!

refrain

fous le dawa! fous le dawa! fous la waille comme à Gwada!

le schtard de gdn qui prend l'ADN a la gueule de néo

j'ai la haine, cette matrice c'est vichy d'nouveau

la tête du tueur de saw quand je sens la puanteur d'un fau,

la lenteur d'un fauve devant sa victime prés à la massacrer

tes vertèbres vriés ( verts, tes billets)

je viens déplacer pour mes potes pauvres ou désaxés

tu t'sauves mais tu es dépassé,

le 6ième sens en alerte ce système sent la merde

certains traversent les peines plancher

d'autre périssent sur les barreaux, trop se prennent pour le che, mais n'ont que la barbe de castro!

alors c'est ça les révolutionnaires? au mètre carré qui veulent être propriétaires, les égaler?

en direct j'ai parlé d'une sierra maestra imaginaire,

d'une guerilla bien réelle, qu'est ce que tu crois frère?

ils ont fliké chez toi , ils ont flikés chez moi

les bourgeois s'attendent à être volés

niquer, niquer, niquer leurs lois

LEUR LOIS SONT FAITES POUR ÊTRE VIOLEES

LYRICS NIIK de RADIO KLANDESTINE VOL.III



FEU AUX CENTRES DE DETENTIONS

 

enedeka:

Sous le soleil de Marrakech / tu rêvais d'un avenir meilleur

En mattant l'endroit ou tu crèch(ais)/ tu t'disais qu'ce s'rait mieux ailleurs

Contrôle de papelards à Barbes / Voilà qu'les porcs te ress'

Et tu t'retrouves derrière les barreaux/ Même si t'échappes au Hebs

T'es sous tension en direction/ du Centres de Rétention de Vincennes

Parceque t'es pas de leur nation / ces nazillons parlent de t'foutre dans la seine

T'as traversé les frontières, mais la connerie n'a pas d'limites

Les pires fachos seraient ceux d'hier, ceux d'aujourd'hui les imitent

On t'a mis en garde / sans qu'tu t'égares, ils te metteront en cage

Contrôle dans une gare, sans crier garde, voilà qu'les porcs t'arrachent

à ta vie et c'est à la vue de tous qu'ils te virent

si t'y échappes c'est la survie/ avenir sous vide qui jamais ne t' souris

dans un pays ou les porcs jouent aux chats / et toi t'es la souris

Dans les pires taffs ils sont nombreux les sans pap's/ aux pires taches sont soumis

Ils les traitent de barge / car ils débarquent à plus de soixante dans une barque

de quoi rendre barge / à coups de barres ils te traiteront pire qu'un klébards

Toi le gaulois ça t'attère eux/ c'est la terreur qui les rend si déter-miné

venu de là ou la vie se ter-mine/ trop souvent sur un terrain -miné

Ils ont du enterrer leur pères / et terrasser leurs peurs

pour pouvoir quitter leurs terres / pour un monde ou ils doivent se terre(r)

car les porcs les traque eux / pour une histoire de papelard

Qui est le détraqué?/ Celui/celle qu'on attrape ou celui qui hurle "palpe le/la"?

Celui qui dit dégage de c'territoire / car tu n'es pas de mon peuple là

alors qu'si on regarde sa propre histoire / son grand père était pas plus d'là?

Sale porc! Tu les rejettes / car ils ne sont pas de ta leur-cou

Tu rêve de leur couper la tête / ou d'une corde à leurs coui

Ils ont troqué pour des costards / leurs chemises d'hier brunes ou noires

On les connait bien ces batards / des porcs à l'image des putes aux pouvoirs!

Je dis

Feu! Feu! Aux centres de détentions!

Chaque époque porte ses blocks et ses camps de concentrations


eretik:

ils se présentent comme des amis des autres mais ils leur font du tort

les sales amis ne valent pas mieux qu'des porcs

sur le tatami c'est le même effort qu'dehors

on a tous sa place même les moins forts

sauf les riches qui partent à Bali au club med faire du sport

ils font de la botanique de l'archéologie. Les peleteuses creusent la terre pour l'or

contrôlent l'économie alors les guerres se multiplient.

Dans les ecoles "laïcs" on tourne en boucle addict:

yeux rouges acide, bleu des flics, blanc aspic!

En se frappant la tête sur des disques pour devenir artistes.

Ils zooment sur les écoles coraniques.

Y a trop d'anomalies, ils veulent pas d'eux ici

mais sont tristes lorsqu'ils résistent (et s' ) battent comme les pirates de Somalie


Unik O'gree:

En France, les cultures parallèles avancent contre Sarkozy de puis l'époque de Mariani, Man

Eux Harkis de la République depuis Charlemagne, arrête ton Char Marianne

Ceux que t'appelles tes enfants, ont pris l'habitude des drames

loin de ta beauté emmuré autour de Paname, depuis tout môme Marianne

On sait qu'c'est pas à nous qu'tu vas faire du charme

Mais aux dociles domiciliés de l'hemicycle qui vendent tes missiles et tes arms

tu fous la gerbe quand tu nous fais la morale, vieille bourgeoise des halles

qui lache de la maille quand elle s'encanaille

afin de fuire la morne vie à laquelle elle tente d'échapper

elle était naïve, elle s'est marriée, l'eau a coulé, elle a pas pied, en France on l'a zappé

mais elle reste un espoir  pour des milliers de sans-papier

qui voyait de loin la france comme un espoir de tolérance

ici t'es rien sans les connaissances

sans reflexion -mm - on peut les avoir mais sans les connexions

on fait un taff qui nous casse et on tourne en rond

plus assez de temps pour les sentiments juste assez de temps pour les sensations

Marianne t'es qu'une fille sans passion


eretik:

Comprend l'enjeu, Grand, je comprend l'action

la france a obtenu la libération en 1945 du nom s de collaborateur

en buvant le cola, en suivant les US acteurs

dis aux keufs de libérer nos cents, nos 400 000 Zinks!

Etranger à toi-meme, sans connaitre de l'extèrieur

que la fenêtre du net comme le ministre de l'intèrieur

tu crée le vide de crainte et de peur

de la justice et de son droit à l'horreur

pour nous c'est pas une question de rap mais de srab et d'honneur

de liberté dans l'heure, vous enfermez la vie, le risque derrière les urs

misérable cloneurs d'une fascistes progénitures


T'ETONNES PAS


"Va-z-y Porc! Traines pas dans le tiekar!/ Tu veux qu'on t'tabasse qu'on t'ramasse à la p'tite cuillère?"

T'etonnes pas si on n'te respectes pas porc/ ta politique d'oppression a fait son temps par chez nous

On compte les morts et les détenus / la peine capitale est révolu mais s'exerce toujours dans la rue

T'étonnes pas si mon coeur se serre pour Zyed et Bouna/ Si on veut faire la guerre pour tous ceux dont on n'parle pas

Le bleu appelle le sang/ pour toutes ces années ou "simples contrôles" signifie "humiliation"

raciste dans les actes et les remarques/ arbitraires dans l'arrestations

élève des chats dans des cages / t'étonnes pas si il en sort des lions

Ils ont voulu parqué les pauvres en dehors des villes / T'étonnes pas si dans les tèce on rêve aussi de guerre civile

Matraqué de pub , pas moyen de d'mander à papa / T'étonnes pas si quand on peut on vient prendre c'qu'on a pas

Plus de sens dans 10 jours d'émeutes que dans 10 ans de manifestations / T'étonnes pas si j'men bats les yeuks de tes élections

Ta putain d'politique : sourire de pute, costard crav' / la mienne est un cocktail qui va faire un gros flash

Moi aussi j'ai vu "la lumière au bout du tunnel"/ C'était l'éclat d'un cock' sur un collègue, "Fais tournez la bouteille!"

T'étonnes pas si ça pète si on a plus rien à perdre / souvent j'rêve que j'fume un keuf ou alors que j'plastique la CAF

T'étonnes pas si on peut plus d' attendre encore / quel'flingue à leur ceinture finisse sur la tempe de ces porcs

Sarko s'indigne, les juges seraient trop clément à Boboch' / Pourtant par leurs fautes beaucoups trop d'proch' sont en prisons

T'étonnes pas si on kiffe pas l'arlouch dans les quartiers populaires / Quoi? Tu voudrais nous faire taire et qu'en plus on suce l'oppresseur! /

T'étonnes pas ma gueule si les jeunes ont la haine / si les generations se succedent et prouvent que ça n'vaut pas la peine

de croire en leurs promesses et d'attendre un changement / seul s'alternent le cul de bourges blancs sur les bancs du gouvernements

Les pauvres restent des pauvres et les porcs des porcs / Et pour un qui s'en sort, des centaines qu'ils enferment!

L'ennemi est une caste qui se partage le pouvoir / T'étonnes pas si j'prône le Jihad de Klasse et si on va l'avoir

T'étonnes pas si quelques caisses et quelques écoles crament / Yaura mieux, attends un peu la descente des banlieues sur paname

T'étonnes pas , T'étonnes pas, T'étonnes pas, si ça détonne en bas d'chez toi!

L'injustice de leur opulence se soignera à l'essence / garde des cartes postales bientôt tu r'connaîtras plus la France

Trop longtemps quça dure, tu fonces dans l'mure , impossible de recul' / trop longtemps qu'on nous encule t'étonnes pas si ça brûle!

Toujours les mêmes qui s'engraissent, toujours les mêmes qui saignent / T'étonnes pas si on s'organise pour niquer le système!

L'ennemi est une caste qui se partage le pouvoir / T'étonnes pas si j'prône le Jihad de Classe et si tu vas l'avoir!


LILI


On dit qu'tu n'existes pas. Et alors? Dieu non plus et pourtant ils sont des milliards à y croire...

Dans ce système de merde , paraît qu'pour t'approcher il me faudrait d'la thune

En tout cas, quoi qu'il en soit j'te trouverais pas dans les urnes

à choisir le moins pire parmis ces fils de chire

qui s'déchire pour réussir à devenir les maîtres de notre avenir

Beaucoups comme eux pensent pouvoir t'acheter mais je sais

qu'tu n'te donnes pas comme ça pour une poignée d'dollars...

ça voudrait dire que les pauvres ne te méritent pas et j'crois pas

que tu sois une fille facile qui s'donne et s'abandonne au premier porc qui l'habille

j't'ai cherché dans les abysses, biensûr tu n'y étais pas

partout ou j'ai cru t'y trouvais , je m'éloignais de toi

alors pars pas, ne m'laisses pas seul comme ça comme un con

sous les néons d'la cellule du dépôt moi j't'ai fait un poème

Toi la belle muse de ceux qui s'use et t'use à en abuse

à trop vouloir t'atteindre sans prendre le temps d'attendre

je ne cesse de l'entendre Lili, combien sommes nous à ne plus pouvoir attendre?

Un canon collé sur la tempe Lili, combien sommes nous à n'plus pouvoir t'attendre


J't'ai pas trouvé dans l'amour p't'être que j't'aurai dans la mort

J'voulais juste être ton amant que tu me sers contre toi fort

que tu me fasses oublier à quel point les hommes sont des porcs

à quel point la vie est une pute, en attendant j'affronte mon sort

Alors j'hurle ton blaze et j'l'épelle sans appel

et mon coeur se serre quand j'pense à nos frères qu'ils enferments

quand ils t'assassinent sous la semelle de leurs bôtine

Moi j'ai la haine de l'impuissance, pour toi ma fleur au bout d'une bouteille d'essence


C'est zarb' souvent lorsqu'on m'demande de m'comporter en adulte

c'est comme si on m'poussait à t'cracher dessus qu'on m'assignait à t'insulte

mais comment pourrait on t'atteindre sans violence lili

quand tous les porcs de France , veulent nous castrer dés l'enfance

à tant vouloir nous faire oublier que tu n'es pas de leur cotés

que tu n'accueuilles dans ton lit aucun homme de leurs partis

et pourtant ils t'ont crucifiés de leurs mensonges ces hypocrytes

sur le fronton des mairies et à chaque qu'ils te violentent

lorsqu'ils t'évoquent , ils nous provoquent quand ils t'invoquent

ils te vomissent quand ils te citent, te chie dessus dans la bouche des proc's

ils mettent des prisons dans nos têtes, des barreaux dans nos cervelles

faudrait qu'on t'sorte de nos cerveaux , sous peine de finir à Claireveaux

Là ou les filets quadrillent le ciel pour empêcher de t'kiffer si fort

qu'on s'rait prêt à s'envoler avec toi dans un dernier corps à corps

Tu manques si fort à nos frères en sonpri dans la peine

que pour te rejoindre certains sont prés à se tailler les veines

Putain merde lili, t'es belle et dangereuse comme la mort

putain merde, moi j't'ai rêvé et j't'ai aimais si fort

refrain

pour toi lili ma fleur: un torchon imbibé au bout d'une bouteille d'essence

Et merde Lili, moi j't'ai rêvé et j't'ai aimé si fort

Moi j'y ai cru parfois j'me laisse allé à y rêvé encore

et j'hurle ton blase et j'les baise et j't'épelle sans appel

et seul répond à l'écho la voix du proc' qui veut m'enferme

sous les néons d'la cellule du dépot moi j't'ai fait un poème

j't'offrirai une symphonie si les porcs me laissent le temps de dégaine

toi la belle muse de ceux qui s'battent de ceux qui saignent

d'être tant éloigné de toi dans ces cages où ces barges les retiennent

ici c'est toi qu'on prie, c'est toi qu'on chante lorsqu'ils nous enchainent

l'ironie c'est qu'à trop t'aimer on est gagné par la haine lili

car ce système voudrait qu'on t'salisse, qu'on t'renir et t'oublie

à tel point que j'me d'mande sans peine si t'es pas au bout du fusil, lili?

Est ce que t'es au bout du fusil?

Moi j'crois qu't'esau bout du fusil...

 

ON M'A DIT " SI T'AIMES PAS LA FRANCE..."


Mais où est la malhonnêteté quand l'injustice est la règle?

Quand les lois sont faites par et pour ceux qui tiennent les rennes du systême

comment resister au benef' de la criminallité

quand on voit à quelle sèremi nous condamne la légallité?

Putain finir en calèche c'est le rêve de personne

mais trimer dans la dèche c'est le cas de trop monde

seul ceux qui n'ont jamais été en chien ont du mal à comprendre

qu'on s'organise à taper l'blés là où il y en a à prendre

ils voudraient qu'on accepte de vivre soumis et à genoux

qu'on s'organise pour résister et ils nous traitent comme des fous

quand un porc est élu, les moutons ovationnent

Nique leur modèle de merde, T'étonnes pas si ça détonne!

On m'a dit " si t'aimes pas la France alors casse toi"

Moi j'dis " si t'aimes pas la France alors casse là"

La fierté avec laquelle ils exultent est une insulte à tous nos morts

Ta France, j'm'en branle, j'te la laisse en cendres porcs!

Y'en a qui kiffe sur Sarko qui disent qu'il fait c'qu'il dit

Cherche un peu ses mots dans l'dico et arrête de petri

son programme sent les années trente et comme des cons ils kiffent

moi j'rêve de lui déchirer le boulle avec son étoile de shériff

la France sans complexe elle a le bras droit en l'air

Trop d'gaulois siguent au garde à vous comme le faisaient leur grand pères

contrôles de papiers au facies, rafle dans les taxi-phones

la france des années 2000 sent la taule et ça vous étonne?

Elle prend ses grands airs sécuritaires, le salaire d'la peur

le jeune de banlieue comme épouvantaille du JT d' vingt heure

Combien d'ieuv en campagne qui ont jamais croisé d'rabza

et quio noircissent leurs slips en écoutant les média

on dit l'immigration est un problème qu'l'intégration marche pas

mais si ya du chomage c'est parceque le système marche comme ça

faut des baisés, des baiseurs et des bouquémissaires

c'est les pauvres qui douillent à coups de coudes dans les couilles restent dans la misère

centre ville pour les riches, classe moyenne en zone pavillonnaire

les autres parqués dans le béton, mais qu'est c' ça peut leur faire?

Ils ont l'gen-ar et l'pouvoir, t'lachent des miettes pour salaire

si tu gueules les CRS viennent t'apprendre à te taire

sur un rythme de rafale, que les caisses crament

depuis tipeu, j'attends la grande descente des banlieues sur paname

ils le plébiscitent en demandaant pourquoi ça brûle pas chez les bourges

mais les riches vont regretter que la banlieue se bouje!

"Alors ça, ils l'auront bien mérité!

j't'assure qu'ils vont l'regretter"

T'as cru qu'Lepen et le FN s'était fait déclassé

mais c'est par la grande porte que ses idées sont rentrées à l'Elysées

Sarko et son équipe ils ont maqué les médias

chaque jour c'est "amour gloire et beauté" sur lui ses potes et cecilia (carla)

putain d'sarkoland, putain mais guette leur propagande

toujours plus loin dans le même délire, mais le pire reste l'avenir

le résultat ne m'étonnes pas mais ils exultent ces fils de putes

ils veulent nous voire marcher au pas, plus que jamais il faut qu'on lutte

pays de merde, sa mère, parait qu'faut pas qu'on désespère

ta france, j'la gerbe, elle est pour nos frères qu'ils incarcèrent!


eretik:

Petit Kosar n'est pas l'enfant unique de cette putain de république

mais son destin se matraque dans notre vie vie publique

tf1 deal son crack chaque quartier pue le flic

dans la rue pas un jour ou ça n'vire pas à la bavure

la liberté est maché jusqu'à c'qu'y en est plus

l'hyper-marché d'teupu c'est son jour d'ouverture

on l'a pas vu courir l'jour d'son investiture

pourquoi on l'voit pas mourir quand il salue la voiture?

Vu d'son nombre de fachos l'hexagone est exigue!

j'pollue le sujet avec le plus grave des aigües

les menaces qu'ils agitent sont fantomes comme la CIA

et ses séances de spiritisme sur la façade du pentagone

ils distribuent du LSD dans les villages du Gar'

et pointent du doigt les dealers de drogue dans le hall

La vérité gigotte, les couplets tonnent

contre les parois d'une poupée gigone

j'vois les requins s'accoupler avec des cigognes

des gorets mangent à la table du 4 40

s'foutent du pauvre comme du mauvais exemple lorsqu'il cogne

s'en servent comme d'une monnaie d'échange lorsqu'ils grognent

pendant les élections. Y a pas d'explosion sans combustion

Ils n'entretiennent que la confusion

payent des indics, forment d'instit qui t'apportent le poison sur tes lèvres, Bois!

pendant que ce petit bourgeois vote Ump parcequ'il s'est fait voler son mp3

le vent se lève sur des pierres encore chaudes, on a les foies

la chair dans le chaudron. Ils nous liquident donc : plus rien à perdre!

 

MARIANNE II

unik'ogree:

Marianne t'es morne, t'es bad, téma tes morts te matent

Marianne t'es morne, t'es mal téma tes mômes te matent

Les cultures médiabolisées ont toutes eu leur vies vandalisées

par un pouvoir cautionné par l'Elysée, de pekin à washington au Colisé

nos destins se tracent entre strass et soirées alcoolisées

au fond ça trace, y a du speed dans le rhum

moderne est l'arôme, ça défend Darwin et Hungtinton

les vertus de la taule plutôt que celle de l'école pour formater le citoyen

afin qu'il s'inspire en rien de la rage de ses doyens

d'ailleurs ils y ont mis les moyens afin de bien flouter leur valeurs, frère

en retournant petit fils contre grand père

les aveugles contre les sourds, diviser les exclus depuis toujours

les nouveaux riches attendent encore les couilles de quitter leur tour

ils savent que réussir passera par renier son parcours

renier les ambuches et les sutures, renier sa classe c'est renier sa culture

se renier soi-même pour réussir c'est dur,

on fait tous ses choix pour conjuguer au futur

simplement leur réussite met la notre dans le mur

se renier soi-même pour réussir c'est dur, et courageux?

mater ses potes dans les yeux, en leur jetant le desaveu

limite à se flagelle, afin de s'insérer dans leur faux réel

seul à bouffer sa gamelle en cultivant le style du faux rebelle

tu voulais réussir, montrer que ça brille

t'as su réussir à être une honte auprés d'ta famille

et c'est ci qui fait ça, les causes, les conséquences et les choix

moi personne m'éduquera, j'rend hommage au courgae des keumé du CRA

on est là tu vois, youvoi sans turvoi, regardes où tu vas!

Marianne, t'es morne, t'es bad, téma tes morts te matent

Marianne t'es morne, t'es mal, téma tes mômes te matent

bien dans les yeux depuis le temps où tu les a mis hors jeu

depuis qu'on est morveux, on morfle sans un mot bleu

dans la horde, vieux, l'orgueuil est d'or dehors et les esprits sont poreux

putain d'chemin tortueux dans ce pays de porc pas grand chose de glorieux

partir à point ne pourra s'faire trop vieux, la commune ne s'fera pas au pieu

avec une feumeu quand j'dis centre de rétention tous l'monde dis feu!

feu,feu,feu,feu!

ENEDEKA MASKA:

Je dis Feu, feu aux centres de détentions!

Je pense à tous nos frères enfermés dans les prisons!

Je dis feu feu aux centres de détentions

à mon arrière grand père mis dans un camps de concentration

je voudrais foutre le feu aux centres de rétention

cramer les prisons qu'on y laisse flic et mattons

Amadou est enfermé, s'demande c'qu'il a fait d'mal

t'as rien besoin d'faire mec, juste pas les bons fafs man

Jerome n'en peut plus de voire pleurer sa maman

d'attendre les parloires pour voire grandi ses marmots

juste quelques méfaits pour faire damer la mifa

transformés en mois fermes: le proc parle de mafia

m'enfin, y'aurait même de quoi rire!

Si on voyait pas qu'les siens sont entrain d'en mourir

cette pute de procureur ose prendre cet air choqué

quand les plus grands voleurs sont ceux qui font voter

les lois qui font qu'un braco de mille euros et c'est les barreaux

quand les barons eux niquent des milliers d'prolos et vont aux restos

à chaque époque ses uniformes, sa morale et ses normes

ses braves et ses putes qui les donnent, ses citoyens qui dorment

hier ont t'enfermé faute à ta religion

aujourd'hui t'as pas les bons papiers, le bon père, le bon nom

ils ont pillés l'Afrique, ils s'barricadent dans l'Europe Forteresse

sur not' dos font du fric et leur flics nous oppressent

des décennies qu'pour être tranquille, ils nous parquent loin des ville

ils oublient que dans les quartiers, on rêve aussi de guerre civile!

Marianne, mère maquerelle veut nous faire tapiner

veut qu'on s'canne, qu'on s'querelle, qu'on s'divise t'as pijé

1 guerre, 2 classes, une putain d'guerre de classe!

La bourgeoisie joue l'boss et Marianne est sa 'tass


KOUSIN


Putain kousin

j'ai merai bien te dire que tout va bien mais comment veux tu que ce soit l'cas

quand ils nous tiennent enfermés loin d'toi

c'est pas une vie, les allez retour au schtar

j'ai qu'une envie, filer du file à retordre aux schtares

leur écraser un pavé sur la gueule

pour tous les frères en cage et tous ceux qui se sentent seules

et désarmés

face aux larmes de nos mères, j'sais qu'désormais

ils nous faut pas que d'l'art mais des armes mec

ma plume suinte l'imuissance à chacune de mes lettres

(nous faut pas d'lart mais des armes mec)

je sais qu'écrire c'est important qu'ça signifie beaucoups

mais j'rêve d'un tire à bout portant pour tous ceux qui t'ont mis au trou

est c'que tu t'rappelles ce que je rappais

ce que je rappais déjà, y a quelques années, y a quelques années de ça

c'est toujours pas suranné...ça faisait

"j'donnerai cher mon frère, rien qu'pour te voire sourire, rien qu'pour t'entendre rire

comme au bon vieux temps/ nostalgique d'une pèriode ou c'était déjà la merde,

parait qu'demain c'est pire,

on m'a dit calme toi attends,

moi j'réponds j'ai pas l'temps

le doigt sur la détente, jsuis pas prés de m'détendre

parceque demain n'existe pas parceque demain j'suis mort"

à part le fait qu'j'suis encore là

tu vois j'avais pas tort

pas de pédagogie chezces porcs à part celle de la haine

c'est elle qui m'tient, me porte

mais j'me bat pour ceux qu'jaime

cousin, nouchma, elle est pour toi mon poto

j'ai l'seum moi, tu m'connais, j'connaitrais pas l'repos

tant qu'nos reufs se feront prendre et amener au stepo

tant qu'nos rêves, nos espoirs iront se pendre au dépôt

"gros bouffon tu crois encore qu'on va donner des nom!?

c'que j'vais t'donner gros porc un allez à Tenon"

c'est comme si j'lavais sentis quand t'étais retombé

putain y a défois on préfèrerait se tromper

de larmes rouges sang, mes joues se sont trempées

j'porte une haine pure qu'rien ne peut estomper

y aura pas de cessez le feu, eux n'ont jamais cessé

d'enfermer ceux qu'on aime et de nous oppresser

ils ont voulu nous briser en nous mettant dans des cages

tout c'qu'ils font c'est attiser notre colère et notre rage

c'est pour les cous' enfermés ceux qui crèvent dans les taules

ceux qu'on trop pris d'ans ferme et /voient leurs rèves dans l'étau

tant qu'mon cousin sera là-bas/ne me parlez pas de paix

un trêve? Même pas en rêve! ne m'en parle pas tant qu'existera l'A.P.

Putain mais qu'est ce qu'ils croient qu'on va lacher l'affaire

personne n'est à sa place dans ces putain d'mouroir

et ils attisent notre haine dés qu'ils enferment un frère

400 000 bonnes raisons de faire la guerre aux batards

une pensée pour les frères qui restent à l'intèrieur

à ceux dehors qui connaissent l'enfer et vivent dans la terreur

du contrôle de papier, impossible de bouger

sans craindre de sfaire attraper, vivent comme des bêtes traqués

mon frère, c'est tout un système qui est fait pour nous la mettre

si stu l'as pas déjà fait il est grand temps de l'admettre

Putain cousin, dans mon coeur ça craint

y a que de la colère, de la douleur de la haine pour ces chiens!



 

 

NIIK communiqué #6

« UN ANTI-COMMUNISTE EST UN CHIEN »

JP Sartre

 

 

Voyant qu’un dossier était consacré à la camora , j’ai volé il y a quelque jour l’Express du début du mois d’Aout. Christophe Barbier, qu’on a pu voire s’exprimer au café du commerce tenu par Yves Calvy,  y signait un édito faisant réference à la mort de Soljenitsine, auteur russe connu pour avoir décrit l’horreur des goulags à travers des bouquins tel que l’Archipel du Goulag ou Une journée d’Ivan Denissovitch. Belle occasion pour tirer une fois de plus sur le cadavre décomposé de l’Union soviétique.

 

Qu’on critique l’union soviétique ne me pose aucun problème, il n’y aucun révisionnisme à faire tant qu’à l’existence des goulags et concernant l’horreur qu’ils représentent, mais quand M. Barbier se permet d’écrire que le goulag est l’incarnation même du projet communiste, là , on se rappelle sans grand mal que comme le disait Jean Paul un anti-communiste est un chien. En l’occurrence ici c’est également un crétin, qui sous couvert de donner des leçons d’histoire se permet pour le coup une opération révisionniste devenu banal dans l’ambiance de l’époque.

On touche ici aux même âneries abêtissante que les mise dos à dos de l’union soviétique et de l’Allemagne nazi. Rouge et brun même combat. Mon cul, ouais.

 

Car précisément quand M. Barbier fait référence à l’essence du communisme, il pointe justement la racine profonde de ce qui différencie fondamentalement le communisme du nazisme. Peu importe que la dictature qui prétendait l’incarner se soit couverte d’une horreur qui peut nous rappeler celle de l’Etat raciste voulu par Hitler.

On ne peut pas laisser dire n’importe quoi, les écrits de Marx n’ont rien à voire avec Mein Kampf ; et la société voulu par les premiers communistes ( pas ceux qui s’attribuèrent l’appellation communiste, et qui qualifièrent de « soviétique » leur capitalisme d’Etat), n’a rien à voire avec le monde que voulait créer les nazis.

D’un cotés l’idéal communiste veut finir par abolir les classes, et donc créer une société égalitaire donnant vie à l’idéal universaliste, de l’autre les perspectives proposée sont précisément inverses puisque le projet consiste à asservir une parti de l’humanité au nom d’un concept de race faussement scientifique. L’idée d’universalisme à la base de l’idéal communiste et les concepts de hierarchie des races se trouve chacun à l’opposée de l’autre.

Ou peut on voire le principe de goulag dans un idéal qui s’attache précisément à l’idée d’une égalité absolu entre les être humains. Quel texte des premiers communistes fait-il donc reference à des camps ? A ce sujet Mein Kampf est d’une limpidité glacial, il y est explicitement question de mettre en œuvre les conditions nécessaires à la suprématie de la race aryenne. Le délire d’Hitler et les conséquence évidente qu’il devait apporter était exposé clairement dans ce qu’il écrivait avant sa prise du pouvoir.

Quand Barbier sous entend qu’il en serait de même pour le communisme , il crache sur tous ceux pour qui la révolution russe signifiait un énorme espoir. Et il joue le rôle de la désinformation pathétique qui fait que les nouvelles générations ne peuvent absolument pas comprendre comment le communisme a pu emporté une telle adhésion durant le vingtième siècle. A les entendre il ne s’agissait qu’un projet de dictature. Oui, dans le manifeste du parti communiste, il est question de dictature du prolétariat. Mais que’est ce que ça veut dire ? ça veut dire la prise du pouvoir par les exploités d’une société vivant dans une dictature de la bourgeoisie. Effectivement vu les conditions imposés par la classe dominante de la société capitaliste depuis qu’elle tient le pouvoir il était plutôt logique que la parti du peuple qui voulait s’organiser pour retourner cette état de fait ait penser qu’il faudrait passer par une pèdiode ou on serait en mesure d’imposer les changements radicaux nécessaires à l’abolition des privilèges bourgeois.

Barbier est l’un des nombreux toutou de la philosophie que le pouvoir Sarkozyste illustre parfaitement. S’imposer par l’abêtissement des masses. Il est quand même significatif ce qu’on décrit comme des dictateurs en puissance ait toujours chercher à répendre le savoir  et la connaissance parmi le peuple, tandis que ceux qui se présentent comme des héros de la liberté ait toujours sous entendu que certaines connaissance ne pouvait être que réservé à une certaine élite.

L’éducation Tf1 dans sa manière de présenter la vie dans les quartiers, comme dans sa manière de parler de tous ce qui relèvent de prés ou de loin du marxisme va parfaitement dans ce sens. Je pense au plus jeune, qui n’ont pas eu de grand parent communiste ou syndicaliste, si on ne connaît les communistes qu’à travers ces espèces de « méchants » décrit par la propagande hollywodienne à la Top Gun comment peut on comprendre ce qui s’est passé ?

De fait rien ne pousse à s’organiser pour défendre sa classe, rien ne pousse à se considérer comme faisant parti d’une classe. Le confusionnisme règne et le seul espoir semble résider dans de veine tentative d’accession au rang de la classe du dessus.

 

Mais quand on connaît la galère, on en arrive rapidement de soi à la conclusion qu’il n’y a pas de solution purement individuel à des problèmes clairement collectif. Et quand un Ben Laden débarque et fait vaciller un Empire en envoyant quelque mec décidé qui montrent qu’avec un peu de volonté et des cutters, on peut faire tomber deux grattes ciels et faire trembler l’Empire en touchant de l’intèrieur la plus grande super puissance mondiale, alors forcément ça crée une force d’attraction énorme chez ceux qui subisse de plein fouet les injustices de ce système. D’autant plus si on est de culture arabo-musulmane, il est en effet plus facile d’être indifférent à ce genre de démonstration quand les valeurs sous-tendu derrière cela sont à des kilomètres des notres.

Et Ben laden a repris le flambeau de l’anti-impérialisme. Et là il marque des points. Car les gens du genre de Barbier, quand ils se permettent de penser pour les autres et qu’ils balancent leurs contre-vérités foireuses pour ré-éduquer le peuple et lui faire gober la toute puissance du modèle libérale dans une économie capitaliste, anéantissant tout espace à tout ce qu’il découle du Marxisme il laisse un néant absolu là ou les gens cherchent une pensée, un mouvement capable de s’opposer à cet ordre des choses qu’ils ressentent comme parfaitement injuste.

 

En ce sens, les propagandistes libéraux ont largement participé à la monté en puissance de l’islamisme radical en cherchant à détruire la crédibilité des espoirs portés par les idées politique issu de la pensée marxiste.

 

Le savoir est une arme, et la propagation de l’ignorance pousse ce système à l’implosion…

Qu’il crève…

NIIK communiqué #5

lundi 4 Aout

NIIK

Communiqué #5

DU RAPPORT A LA PROPRIETE

DANS LE MILIEU DU RAP

« han, je vais te voler tes mots ! T’as les boules, hein !? »

 

 

Le communiqué #3 a été malencontreusement mis sur le semaine avec quelques semaines de retard, ça y est l’erreur vient d’être réparé.

Lors du dit-communiqué je m’étais lancé dans une petite critique de certains aspects du milieu punk et m’étais attardé sur quelques carastéristiques qui le distingue du milieu hip-hop. A l’inverse cette fois-ci je voudrai profiter de cette petite tribune que m’offre ce blog hebdomadaire pour vous parler d’un sujet particulier : le rapport à la propriété dans la scène Rap.

 

J’ai eu des retours plutôt positif sur le site d’Enedeka Maska. Certains ont remarqué très justement que j’étais un des rares rappeurs à mettre en ligne ces lyrics. Ce qui est un des intérêts de ce site, une de ses spécificités, et ce qui représente un boulot assez important, étant donné que j’ai même pris le temps de mettre en ligne des lyrics , même pas encore enregistré. Ceci me permet de faire découvrir plus précisément les textes que je lacherai au concert. L’un des principaux reproches qu’on puisse faire à mes concerts étant que « on ne comprend pas tout ».

J’ai toujours dit que pour moi les textes ont toujours eu une importance de taille. Donc, de fait, cette critique ( constructive) m’interpelle. Avec certains groupes dans lesquels je jouais on avait pris cette habitude de distribuer nos textes en concert…assumant ainsi pleinement le fait que notre démarche n’était pas seulement « musicale » mais qu’il s’agissait aussi, et surtout, de partager certaines idées, de lancer certains débats avec ceux/celles venu-e-s nous écouter. Bien sûr pour ça il faut être compris.

Ayant fait le choix de soutenir le maximum d’initiative, peu importe la taille de la salle de concert, le matos de son…etc Du moment que ceci s’accompagne d’une entrée la plus accessible possible, il va de soit que parfois la sono n’est pas vraiment celle de Bercy, et qu’on comprend pas tout…

 

Certaines personnes ont noté cet effort et apprécié l’initiative. D’autres ont trouvés la démarche intéressante, mais se sont empressé de me mettre en garde «  Faudrait pas qu’on te VOLE tes lyrics »…

 

 

Quoi ?

 

 

Qu’on me… VOLE… !?...MES…LYRICS !?

ON VA ME VOLER…DES MOTS !?

 

Vous êtes prévenus, l’insécurité touche tout les domaines : de nos jours, même les phrases sont susceptibles d’être…volés.

Je sais pas vous, mais personnellement, ne serait-ce qu’utiliser le terme « voler » pour parler d’idées, de mots, de phrases ou de messages…ça me fait bizarre. Pourtant je peux vous certifier que sur cette question, je me retrouve de fait en minorité absolument dans le milieu du Rap. Certains s’étonneront d’ailleurs sûrement que je prenne la peine de consacrer un Blog à cette question. Et pourtant…

 

 

Ça me semble plutôt logique, que cette manière de voire n’entre pas trop dans la sphère de cohérence de ma démarche. Comme je vous l’ai expliqué mon but annoncé est de promouvoir la culture de classe. Je serais plutôt heureux que mes idées soit repris.

Le problème c’est qu’effectivement pour une bonne partie de la scène rap, le rap est un bizness. Le produit qu’on y vend est le rap. On fabrique et on commercialise une manière de raper : le flow , mais aussi la manière qu’on a d’exprimer ses idées : les lyrics.

C’est là ou ma démarche n’est fondamentalement pas la même que la plus part de mes « confrères » MC.

Ces valeurs « commerciales » sont tellement intégré dans le rap qu’une image peut se retrouver « déposé ». « Le monde est gris comme une cellule ». Paf ! Copyright !

Et qu’on en entende pas un faire la même métaphore ou on lui colle un procès !

 

Vous voyez le topo…

 

La question de la propriété se retrouve aussi au niveau des instrus…Là ou un groupe de rock ou de musicien « classique », va jouer ses morceaux, le MC pose sur une musique qu’il ne compose pas lui-même la plus part du temps…

Personnellement j’ai composé moi-même une parti de mes instrus ( sur Radio Klandestine : Dans le Regards et Nœud de Vipère sont des compo perso) , la plus part des autres ont été composé par des potes ( Ryad, DsDs et Beubeu pour le magnifique Requiem III) et les autres ont été récupéré à droite à gauche ( surtout à gauche, il s’agirait pas de se trahir !).

Le problème se pose au moment ou on se prépare à enregistrer un disque. C’est notamment pour cela que mes projets d’album ont été repoussé . Vu les discours qu’on m’a tenu j’ai préféré reporter tout ça, et j’ai décidé que je n’utiliserai que des instrus produites par mes potes et moi.

Au dessus de 3000 exemplaires, la SACEM risque de foutre son nez dans le projet, s’en suit toute un histoire de paperasse et de trucs à déclarer. Imaginons que sans faire exprès le disque devient un succès. Les compositeurs des instrus  pécho à droite à gauche peuvent très bien me coller un procès dans quelques années parce que je leur aurais pas versé de royalties ( même si je ne fais d’argent moi-même avec ces instrus !).

Ce qu’on m’a proposé n’est pas moins crade pour autant. En effet, on m’a expliqué qu’on pouvait très bien ramené une instru vétrou je ne sais ou à un ingé son qui se fera un plaisir de retrouver les mélodies et le son, en gros faire une copie de la dite instru…et paf ! Il la dépose, et les droits lui reviennent. Le truc vicelare, c’est qu’imaginons que je ne dépose pas mes instrus, un mec peut très bien le faire, puis me coller un procès pour avoir illégalement utilisé les instrus que J’ai composé mais que lui a déposé !

 

Vous voyez le topo…

 

De cet angle tous ces débats sont assez nauséabons, et ça n’a plus grand à voire avec l’objectif propagandiste fixé au départ…Vous comprendrez que j’ai pas grand-chose à voire avec tout ça !

Alors copiez, diffusez les radio klandestine !Reprenez les idées ! Diffusez les métaphores comme bon vous semble !! Nique le copyright !!!Et rejoignez la section locale du RAKAI KOMUNIST PARTY!!

KLASS WAR UBER ALLES!!!

 

ENEDEKA MASKA

Pas un bizness, la haine de classe maskée pas maquée !

NIIIK Communiqué #4

NIIK

COMMUNIQUE #4

ERRATUM ET CETERA …

 

 

J’avoue, j’ai pris un peu de retard sur les communiqués ; Le dernier a été écrit en temps et en heure, mais je vis tout juste de le posté…enfin, peu importe, j’imagine bien que personne n’a été profondément blessé par le fait que je ne respecte pas exactement le calendrier que je me suis fixé…

 

D’ailleurs, puisqu’on parle de ça, je tenais à profiter de ce communiqué pour rectifier quelques annonces précédentes tant qu’au projet en cours.

 

Comme vous avez pu le remarquer et comme on a d’ailleurs pu me le reprocher , je suis toujours sur 10 000 projets à la fois. On m’a fait remarquer – très justement – qu’il ne sert à rien de lancer 150 trucs si c’est pour ne rien faire ou ne rien faire de bien…

Je suis bien d’accord, mais me balancer des trucs comme ça à la gueule, c’est mal me connaître. Non habitué à la fausse modestie, j’ vais continuer sur ma lancé : j’ai cette spécificité, un peu spéciale de nos jours, de faire ce que je dis. Ou tout au moins d’essayer à tout prix de me donner les moyens de ce que j’avance. Deplus comme je l’ai expliqué dans le communiqué #1, avoir des « projets » est pour moi une manière de ne pas m’avouer vaincu, de continuer à lutter…

 

Paradoxalement, si j’ai eu autant de projets ces derniers temps, c’est précisément parceque je venais de traverser l’une des périodes les plus difficles de ma vie. Serieux problèmes de justices toujours en cours, accompagnés de lourd problèmes relationnels ( plus ou moins lié aux problèmes de justice et au contexte oppressif et repressif qui l’accompagne, et à mes pétages de plomb qui résultent, eux , totalement de ce contexte qui n’aurait aucun mal à mené qui que ce soit au pétage de cable…et je ne suis pas plus fort qu’un autre).

 

Il faut que j’ai l’honnêteté d’avouer que cette quasi boulimie de projet était justement une réponse à ce contexte. Réponse pathologique ou thérapique. Pathologique parceque le mouvement perpétuel était une sorte de fuite de la réalité qui m’empêchait de fait de m’arrêter sur ma vie et de me poser ces affreuses questions existencielles qui en général filent la migraine et l’envie de mourir aux plus sensibles d’entre nous. Thérapique parcequ’ étant de fait isolé– et peu importe les raisons ( surement bien plus complexe que celle dont j’ai pue parlé jusqu’à maintenant) – il fallait bien que je trouve un moyen d’extraire un peu de cette colère qui tournait vite à la haine, mais aussi que je parvienne à me changer les idées en me focalisant sur autres choses…

Tout ça pour expliquer que cerrière cette avalanche de projets, il y avait finalement quelquechose de l’ordre de ‘lénergie du désespoire, ce qui ne retire rien àl’engagement réel que ces projets traduisent, ainsi qu’aux intentions qu’elles traduisent.

 

C’est juste que passant de la création de projets à leur réalisation, vous comprenez bien que l’entrée dans la réalité mérite quelques ajustements. D’autant que tout ça ne dépende pas que de moi : d’un cotés un certains nombre de projets sont collectif – ce qui fait une grande part de leur intérêt – de l’autre cotés on a toujours à faire à des imprévus, ainsi qu’aux coups fourrés et foireux en tout genre, qu’ils viennent des forces de répressions ou des nombreux poseurs/mitos qui peuplent toute scène psudo-artistique ( c’est pour ça que je me permet de signaler que je fais ce que je dis, car dans les différents milieux musicaux et/ou politiques que j’ai pu rencontrer il est plus que courant de rencontrer des gens qui ne vivent qu’à travers des effets d’annonce qui concerne des projets qui ne verront jamais le jour – mais bon ça fait toujours bien de balancer des « je vais faire ci, je vais faire ça…etc).

 

 

OU EST-CE QU’ON EN EST ?

 

 

RAKAI KOMUNIST PARTY

Et

RAKAI ANARCHIST PARTIES

 

Ça a été annoncé dans la rubrique concert, après un peu moins d’un moi d’existence les Rakai Anarchist Parties au cœur de Chatelet les Halls sont officiellement annulé…

 

Ça faisait trois-quatre semaine que chaque Mercredi soir se tenait une soirée Open-Mic dans le centre de Paris, une soirée ou enfin on était sur de pouvoir venir des quartiers sans se taper un stop à l’entrée pour cause de basket ou de survêt…

Certains m’avaient fait remarquer que le VELVET ROOM CAFE avait l’allure d’un bar à branchouille…et bin, honnêtement, je dois vous dire que je remercis carrément JC , le gérant, qui a été plus que tranquille avec nous. On en a connu des patron de Bar qui nous ont laissé faire des concerts, je crois que c’est le plus tranquille que j’ai jamais rencontré.

Comme quoi les apparences sont trompeuses, ceux qui étaient calmé par l’allure extérieur du lieu se laissé avoir par les préjugés : JC nous laissait à disposition le sous-sol et sa sono ( !) tous les mercredis soirs pour qu’on puisse y faire nos soirées open-mic gratuite.

Ça nous a quand même permis de rencontrer pas mal de rappeurs venu poser pour l’occasion… On a pu au moins un peu faire parler de H-WAR PROD’ et de notre cause : le RAP DE KLASSE. Le RAKAI KOMUNIST PARTY grossit la famille ! Nous sommes de plus en plus nombreux : j’en place une pour 2S, OPIUM, MURDER, l’ETRANGE et tous ceux qui sont venu poser et dont je connais pas forcément les blases.

RAKAI DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ VOUS !

 

LA CAUSE ?

 

A votre avis ? Allez en 6 lettres…P.O.L.I.C.E .

«  Vous voulez dire que le groupe de Sting est venu vous chercher des noises ? Roxaaaaaaaaaaaaaaane ! »

Nan tous simplement les porcs ont finis par passé. JC du VELVET ROOM CAFE est convoqué par les cognes qui avait l’air de savoir qu’il y avait des concerts. Ils lui demandent de ne pas refaire de concert tant qu’il ne se met pas aux normes : ce qui signifie tout bonnement l’arrêt des concerts puisque se mettre au norme , ça signifie quand même faire pas mal de travaux, foutre un vigile…etc  Tout ça a un prix. Si le VELVET avait une apparence de bar branché, il suffisait de jeter un œil  à l’intèrieur et de comparé aux bars voisins pour voire que c’est pas tous les jours faciles pour un bar qui a ouvert il y a longtemps …

 

 

FRANCHEMENT ON SOUHAITE BONNE CHANCE A L’EQUIPE DU VELVET ROOM CAFE ET ON LES REMERCIE POUR NOUS AVOIR LAISSE JOUER CHEZ EUX…

 

 

Par rapport aux concerts, je cherche actuellement de nouvelles dates pour Enedeka et des lieux pour re-faire des RAKAI ANARCHIST PARTIES.

 

RAKAI KOMUNIST PARTY’S NOT DEAD

REJOIGNEZ VOTRE CELLULE LOCALE

DU SEUL PARTI DE LA RACAILLE KOMUNIST !!

VIVE L’ANARCHIE !

OSONS LUTTER MAINTENANT !

KLASS WAR UBER ALLES !

 

RADIO KLANDESTINE

 

 

Pas mal d’annonce ont été faites tant qu’aux projets liés aux Street CD’s RADIO KLANDESTINE. On a revu un peu à la baisse la fréquence des sorties des RADIO KLANDESTINE de manière à s’assurer une meilleur qualité des productions.

 

A la base on voulait en sortir un toutes les deux semaines, parcequ’on offrait un cd à l’entrée des Soirées R.A.P. de manière à pas filer le même cd plusieurs aux même personne, les RADIO KLANDESTINE devenait une sorte d’émission radio sur cd-r qui nous permettait de faire tourner des free-styles, des enregistrements démos et des lives, sans prétention et sans « publicité mensongère »  puisque les R. K.  sont des CD-R PRIX LIBRES – le plus souvent offerts – il me semble qu’il apparaît plutôt clairement que nous ne sommes pas entrain de distribuer un album.

Chose qu’il est important d’expliquer, étant que les groupes et rappeurs qui participent ( comme Terrain Neutre lors du R.K. Volume 2) ne tiennent pas à laisser penser qu’il s’agit de leur album alors que la qualité des enregistrement qu’on fait tourner de cette manière n’a rien à voir avec celle d’un album.

 

QUEL RAPPORT ENTRE RADIO KLANDESTINE ET ENEDEKA ?

 

A la base « Radio Klandestine » est le titre d’une chanson d’Endeka Maska. Radio Klandestine Volume I regroupe des enregistrements d’Enedeka Maska réalisé live avec des moyens limités ( un 8 pistes) en appartement, d’où l’idée de présenter cela comme une émission de Radio Klandestine distribué sur CD-r, les conditions d’enregistrement étant similaire à celle qu’on a quand on enregistre des morceaux en live pendant une émission de radio.

Après, je tenais à ce que RADIO KLANDESTINE ne tourne pas exclusivement autour de ce que je fais avec ENEDEKA MASKA c’est pour ça que j’ai « élargis » le concept et que le volume II regroupe des morceaux de TERRAIN NEUTRE. Groupe dans lequel officie ERETIK qui n’est autre que l’un des trois MC’s permanents du Kollektif H-WAR auquel je participe.

D’ailleurs une nouvelle édition du volume II devrait voire le jour. La première édition étant réalisé en un temps record, on a pas vraiment pris le temps de mettre tout ce qu’on voulait. C’est pour cela qu’on y trouve que les morceaux « démos » de TN. La deuxième édition devrait comporté également des free-style avec des membres de TN et ENEDEKA MASKA. La vocation de Radio Klandestine étant tout de même d’être une sorte de journal audio de ENEDEKA.

Enfait j’alternerai des RADIO KLANDESTINE comportant exclusivement de mes morceaux, et des RADIO KLANDESTINE dans lesquels je ferai découvrir des rappeurs de mon entourage.

 

Si les prochaines sorties ne correspondent pas exactement à ce qui avait été annoncé dans la page d’accueuil , soyez quand même sur que les prochains volumes contiendront des morceaux du KOLLEKTIF H-WAR (lives, démos et Free-styles) , de la CONFRERIE ASSASSINE, de UNIK O’ GREE et de sa TELDEM COMMUNITY . Après dans quel ordre…ça , seul l’avenir nous le dira.

 

 

ENO KAES STREET WAR

 

 

Il avait été annoncé un peu rapidement au départ que ENO KAES STREET WAR serait notre seul activité à but lucratif. Pour être honnête, si on compare pour l’instant tout ce qu’on a pu investir et ce que ça nous rapporte, je peux vous dire d’entrée…qu’il n’y a rien de lucratif là-dedans…

 

Je tenais seulement à signaler que concernant ENO KAES STREET WAR, nous ne rejetons en bloque l’idée que cela puisse devenir dans un avenir lointain une activité qui nous aidera à vivre à titre personnel ( et on assume).

Pour être honnête, ce n’est pas du tout le cas pour l’instant et ce n’est pas le but non plus. Pour l’instant on cherche surtout à faire nos premiers t-shirts, les tunes on verra après…

 

De toute façon ceux qui me connaissent savent que la tune n’a jamais été le but de mes activités et c’est pas aujourd’hui que ça va commencé…

 

Les déclaration que j’ai pu faire dans le premier communiqué était plus une manière d’être honnête d’entrée. Dans le sens que si un jour nous nous servons de nos ventes de t-shirt pour nous aider à vivre, je ne tiens pas à trahir nos principes de base…

Pour toutes nos autres activités ( de NOCIF à ENEDEKA MASKA en passant par AKTION K  et tout le réseau KLASS WAR UBER ALLES) il n’a jamais été question de s’enrichir, et ça n’a jamais été le cas…au contraire. On a plutôt investis de nos économies, de manière à ce que tout c’qu’on fasse soit le plus accessible possible…

Le prix libre ayant des résultats aléatoires, vous vous doutez bien qu’on s’est pas vraiment toujours remboursé par rapport au projet qu’on a pu développé ( concerts, cd’s, fanzine…etc).

 

Mais notre but avoué a toujours été de faire de la propagande. En ce sens c’est plutôt réussi. Et au moins on se regarde dans une glasse.

 

ENO KAES STREET WAR n’a pas pour vocation de devenir le Goeland. Et moi j’ai toujours autant envis de pouvoir revendiqué ce que je fais et de me regardé dans une glace ( narcissique !!! Mais heu !!).

 

 

 

 

Voilà, pour les quelques explications… Je pense que personne ne sera réellement heurté par ces quelques changements de programme. Au moins, vous pouvez constater à quel point on est en perpétuel évolution. Comme sur tous les fronts, la lutte sur le front culturel se doit d’être permanente, car l’ennemi lui ne cesse jamais de vomir sa propagande et ses valeurs gerbantes via toutes son armée de Media ( télé, radio, journaux, chanteurs qualibrés…).

 

PAS UNE MINUTE DE SILENCE

MAIS TOUTE UNE VIE DE LUTTE !!

 

 

OSONS LUTTER !

AU QUOTIDIEN ET SUR TOUS LES FRONTS !!

PAS DE CESSEZ LE FEU !!

 

HAINE DE KLASS WAR , KLASS WAR !!!

 

 

ENDEKA MASKA a.k.a LA HAINE DE KLASSE MASKEE

toma hawk

 ALLEZ VOIRE

LE SITE

DE

TOMA HAWK!!!!

Dessinateur émerite de l'anarchopunk band NOCIF

Artworker de N2K et de H-war prod.

dessinateur de JE BRULE PARIS 2050

twk-artwork.com

NIIK communiqué #2

 

 

14 juillet 2008

Fête Nazionale ?

Plus que jamais…

ANTI-France VAINCRA !

 

Puargh !!Putain de fête nationale de mes couilles ! V’la les troupes qui défilent sur les Champs Elysées, et les gauchistes se plaignent que Sarkozy se montrent tel qu’il est, un champion de la real politic – le cynisme et l’opportunisme assumée dans la politique internationale qui consiste à plaider la cause des droits de l’homme devant l’ONU ou les pays émergants et en même temps serrer la paluche à poutine, fricoter avec la chine…etc…etc.

Il n’y a rien d’extra-ordinaire là dedans. Qu’attendez vous de lui ? Qu’il soit autre chose que ce pour quoi il a été élu ? Il n’a cessé de se présenter comme celui qui va libéraliser la France et OTANiser sa politique internationale ( là ou la Chiraquie tentait de garder un vague gaullisme d’apparat qui l’a poussé à dénoncer la guerre en Irak).

 

Anti-France Vaincra !

 

Les pétainistes nommaient du terme « anti-France » tout ce qui se trouvait à l’opposé de sa doctrine fascistoïde à la sauce franchouillarde : le communisme, l’anarchisme, la paresse revendiquée, l’anti-cléricalisme, la « juiverie »…etc.

Au début de nos cher année 2000, un texte intitulé « ANTI-FRANCE VAINCRA ! », collées dans les rues de Paris s’est mis à tourné dans les squatts. Et depuis il n’a cessé de fleurir un peu partout de nombreuses références à ce texte qui se terminait par le fameux « Rejoins l’anti-France , le seul risque que tu cours c’est de ne pas mourir pauvre » - certains anarchiste bien pensant ont trouvé de bon ton de le remplacer par «  de ne pas mourir riche » en le publiant dans leur zine, ce qui me parait être une incompréhension fondamentale de ce merveilleux texte qui se pose comme un appel à une lutte criminelle s’assumant comme telle à des kilomètres du politiquement correcte de la scène gauchiste et libêêêêêrtaire.

 

Du cotés de la scène musicale « contestataire » on peut trouver des références à l’Anti-France chez Nocif ( anarcho-punk de paris – à ne pas confondre avec le groupe de caen qui n’a strictement rien à voire au niveau de la démarche mais qui est malheureusement bien plus présent sur internet) , Rage Against The Kebab ( Lumpunk), Division Ruines ( Totonome punk), Pekatralatak ( anarchopunk euskadi) et dans le rap chez H-war et Enedeka Maska ( fer de lance de l’émergent Rap de classe – oui je sais c’est pas très malin de parler de moi à la troisième personne, mais bon la schizophrénie est une maladie essentielle chez les MC’s qui sont forcés de se créer un personnage pour assurer leur role de Griot urbain ).

A l’occasion de cette merde de fête nazionale il me paraissait intéressant de parler un peu de l’ « anti-France », étant donné qu’on a pue lire ça et là que les groupes pré-cité étaient des groupes « de l’anti-France » sans parvenir toute fois à comprendre ce que cela pouvait signifier exactement.

Pareil j’ai pu entendre ça et là, telle ou telle rumeur, théorie , fantasmatiques ou diffamatoire sur l’origine de ce texte, de ses références ou l’identité de son (ou ses auteurs)…ceux qui perdent leurs temps à baver sur de tel sujet ne comprennent visiblement pas l’intérêt de ce texte ( il semble en tout cas avoir compris que leur position d’anarchiste de salon ou de théoriciens foireux ne leur permet pas de se revendiquer de ce qu’est l’anti-France)…

Voilà je ne tarderai pas à foutre ce texte sur ce site, comprendront ceux qui ont à le comprendre…

 

Vous comprendrez aussi pourquoi on trouve souvent des références à l’ « antifrance » dans les lyrics d’Enedeka Maska. Bien sûr que mes textes sont politiques, néanmoins, il semble difficile de pouvoir me coller une étiquette tant j’aime prendre des références à droite et à gauche ( surtout à gauche convenant en) et tant mon allergie viscérale au politiquement correcte et à la posture politique m’empêche toute filiation à tout courant ou organisation existant dans la nébuleuse gauchiste.

Je ne fais pas du rap de gauchiste. Mais Clausewitz est sur mon chevet, Marx a décrit ce que je ne cesse de constater, et j’ai trouvé chez Nietzsche et Sorel de bien belle manière de décrire ce que je ressent également. Je suis de ceux qui pensent qu’on doit pouvoir se réapproprier des théories sans soi-même appartenir à une idéologie. Après là si lorgne entre le rouge et le noire c’est parce qu’il est claire pour moi que la lutte des classes est une réalité indéniable, une réalité que je vis tous les jours, une réalité que dénient seuls ceux qui ont le privilège de le faire ( notamment les nombreux petits bourges qui aiment à se revendiquer de l’anarchie tout ça parce que le prolétariat leur est totalement étranger). Noire parce que ma lutte contre l’Etat est elle-même évidente, d’autant plus que celui-ci est au service de la classe ennemie…

 

Que dire de plus…

 

Lisez le texte Anti-France Vaincra, faites vous votre opinion vous-même, et rejoignez l’antifrance si vos tripes vous font comprendre que vous en êtes !

Pour ce qui est des auteurs dont j’ai parlé, je conseillerai à tout le monde de lire De la Guerre de Clausewitz, Le Capital de Marx ainsi que Le Manifeste du Parti Communiste, plus accessible pour commencer, n’importe quel écrit de Nietzsche, comme Ainsi Parlait Zathoustra, et Réflexion sur la Violence de Georges Sorel ( qui se revendique lui-même de Marx et de Nietzsch).J’ajouterai à cela pour les plus courageux La société du spectacle de Guy Debord, bien qu’il ne fasse pas parti des textes les plus « accessible » qui soit…

Bein que la plus part de ces écrits datent, je me permet de les conseiller car les vérités qu’ils éclairent sont toujours aussi percutante aujourd’hui.

 

Je sais qu’il est plutôt rare qu’un rappeur invite ceux qui l’écoutent à lire des œuvres de référence tel que celles précités. Il faut comprendre que beaucoup de penseurs, de pamphlétaire ou de chroniqueurs actuels ont aiguisé leur critiques par ce genre de bouquin, aussi je suis de ceux qui conseillent toujours de lire les œuvres de références avant de s’attaquer aux nombreuses analyses qui en ont été faites depuis. Si vous saviez le nombre de bouquin qui sortent chaque année qui ne sont que des analyses d’analyses d’ analyses de ce genre d’écrits ! Bien sûr c’est pas facile de se mettre à la lecture…

Moi-même j’ai commencé à m’intéressé à certains sujets ou à certains courant de pensée d’abord par l’intermédiaire de lyrics percutants ( Pekatrallatak, Propagandhi, NTM, Lunatic…etc) c’est par la suite que j’ai décidé de fouiller un peu plus loin, et de lire des textes un peu plus développé que ceux qu’on peut lâcher sur deux minutes de chansons. C’est également pour ça qu’il me parait intéressant de revendiquer mes références littéraires à ceux qui s’intéressent à c’que je fais, vous n’en comprendrez que mieux mes textes…

Sur ce…Je vous salue

 

Une petite kacededi à THOMAS WALK alias TWK avec qui je suis re rentré en contact récemment, illustrateur émérite de l’anarcho-punk band Nocif, n’hésitez pas à allez voire son taff sur internet c’est tout simplement excellent…tapez twk, !

Anti-France vaincra !

Vita Bellum Est

 

Enedeka Maska

 

NIIK LYRICS de MORITURI TE SALUTANT - participation à RADIO KLANDESTINE VOL. I de H-WAR PROD-

 

MORITURI TE SALUTANT

Enedeka Maska , 2008

 

Ange de la mort sans aile, frais en street wear XL / Je m'exerce à exceller dans le fait d'expliquer ce que j'exècre/Ne cherche pas à savoir quel est mon blaze, quel est mon age / Enedeka est maské, immortel est sa rage / Képlan derrière une cagoule, à l'ombre de ma capuche / trois trous suffisent pour exhiber l'essentiel, le regard, le rictus / Le visage blafard kémar par les nuits blanchis par la paranoïa/ Je chémar sur le trottoire d' Besbar à la poursuite de ce sommeil qui ne vient pas/ Tu tends enfin l'oreille, mais plus aucun mot ne sort, il est déjà trop tard / mon sourire fait l'trottoire pour c'que j'aimerai avoir / tu n'me comprends et j'm'échappe à moi-même, faible / ayant sous-estimé ces blessures et ces peines qui jamais ne se referment / La colère comme gangraine, comme maladie la haine/ tiens toi droit, sois fort et tais toi, et tu te ments à toi même / mais montres toi au plus bas et tu les laisses t'enferme / dans cette vision de toi qui te gêne, t'humilie et t'enchaine. / Putain y a pas moyen de rêver quand on peut plus dormir / reste que l'envie de crever ce monde, le besoin d'en finir / avec ces mensonges qui ont enterré vivant nos espoirs / restent les réveils difficiles, les soirées plein de trous noires / Ne me traites pas de menteur quand je te dis c'que je pense / Je fais face à mes erreurs, aucune blessure que je panse / si mon cynisme t'étonne, et qu'mon aigreur détonne / c'est que je ne fuis pas l'affrontement, la souffrance, que je refuse de m'mitonnes / conséquence je me sens souvent seul et salis/ par les essais plus ou moins réussis de mes erreurs passés / je constate mes limites quand je les atteind, m'oblige à reconnaitre mes faiblesses / j'suis mon meilleur pote, mon pire ennemi, j'y perd l'occase d'être modeste / parfois je ne me supporte plus , j'vais pas en plus jouer celui qui se déteste / j'ferais la fausse victime comme Cobain, quand je vois déjà le peu de temps qui me reste / Putain j'ai une guerre à mener, sache que le dawa est ma mission / j' cherche l'affrontement pour vivre en paix, la lutte de classe comme religion.

Illégalle car quand c'est légale / les pauvres régalent et les riches gagnent / ils font des lois pour qu'on s'y fasse / des taules pour qu'on y trouve notre place / faut qu'on les ken avant clamse / ils veulent qu'on canne ces fils de chiens / ces fils de chiennes mettent dans nos cranes des idées crades / comme famille la meute, l'émeute comme came / on est accroc à quand ça crame / mon seul drapeau est en flamme, le blanc éternellement au sale / normal quand j'constate qu'on s'tape continuellement / quand on capte constamment qu'on nous ment quotidiennement.

Morituri te salutant, je suis mon propre César et ma vie mon Empire / Le sort j'le ken comme un roi dans l'arène, appelle moi gladiateur / la mort ne me fait pas peur, ma seule certitude pour l'avenir / Morituri te salutant, je suis mon propre César et ma vie, mon Empire.

 

J'accumule les psycho-pathologies les plus répandues / à coups de stylos les tripes à l'air, j'étale mes viscères sur l'instru / faute d'avoir fait le monde à mon image, je lui ressemble , schizo tout comme lui / sauf qu'à l'inverse j'affronte cette tare, quand lui sombre dans l'hypocrysie./ Qu'il aille se faire lorsqu'il distingue "sphère privé" et "sphère publique" / on devient dingue à constater qu'on est jamais c'qu'on revendique / Mégalo jusqu'au bout de mes Beats, je nage en plein égo-trip / j'me la raconte sans faire les gros titres, aucune honte tant que mes khos tripent / Bah ouais ma gueule j'assume, si c'est ça "se la pète" / j'préfère ça que de jouer la victime pour ne pas me prendre la tête / trop facile de revendiquer sa défaite et de s'avouer vaincu / si on est plus bas, il y a plus rien à perdre, alors faut pas rester sur le cul / Se dire que "c'est foutu", quelle présomption!  ça voudrait dire qu'on a déjà tout vécu / la vie c'est la guerre, moi, même à terre, je refuse de me dire battu / si c'est l'cas et qu'il y a plus rien à faire, alors je me taille vers d'autres sphères / j'vais pas chialer sur moi pour qu'on me plaigne et je ne suis pas suicidaire / A chaque anniversaire, un an de victoire, la fatalité je lui nique sa mère! / Je veux passer ma vie à mordre à pleine dent car ici c'est l'enfer / ça signifie qu'il y a pas de paradis et j'te le dis c'est tant mieux frère / ce que je veux , il me le faut aujourd'hui, la religion m'a trahis /  Avoir la foi, croire en ce qu'il y a pas, pour supporter sa vie / attendre la mort comme une délivrance, de l'autre cotés du miroire, / il y a qu'un trou noire - je vais pas attendre de le voire pour le croire / L'homme a crée Dieu "le père" à son image, comme toutes ces loques / qui partent "acheter des clopes" dès que leur meuf tombent en cloque /  ils te promettent le paradis, au mieux une cuisine Maubalpa / t'emballes pas... il te colle des chiards et te baise quand il rentre, mais la vie de rêve ce se sera pour une autre fois .../ Dieu qu'a t-il à me  proposer si la peur de la mort me laisse de glace?/ J'ai comme opium la religion du peuple, mon Jihad est de classe.

 

 

 

ANTI-FRANCE ASSAUT

Enedeka / Eretik, 2006

Enedeka intro: J''viens faire un tour dehors prendre un peu l'art par derrière / élaguer le R.A.P comme faire de l'Amazonie une clairière / ferme ta gueule citoyen! Ta bonne conscience me dose mon pays c'est pas ta France, c'est mes frolos, mes soss' / J'place ma touche-car dans l' geur-char pour une première rafale / mitraille les porcs assermentés, assassins dont le port d'arme est légal ( assassin dont le porc en arme est l'égale) / De Bagdad à Panam, le programme c'est les flammes, tout kien! Sans tiep! Ne serait-ce que pour le fun / Bleu-Blanc-Rouge j'te crame et j'te crache à la gueule, allez les gars sortez les goulecas les cock' et les guns!

 

-Eretik part I-

 

 Enedeka part I: Ici with Eretik c'est N2-K-lash A.K.A 47 / sortez dans la panik, c'est Maska, j'gaz une K-goule sur la tête / On est partout, Bang!Bang! Assaut de l'ANti-France! / Soulé par la sous-France et l'odeur de souffre de son souffle rance / Terré en bas de chez toi, tapis dans l'ombre , on est venu en nombre / les rats envahissent la soute du navire pour qu'ils sombrent / un schlass entre les dents, l'autre à la ceinture, échappé de nos cages / trop de vie en sursis, notre futur est pris en otage / On est venu s'instruire et instruire pour la guerre civile / conscient que la connaissance aiguise les lames que l'ignorance oxyde / échos de légendes urbaines, rêves de banlieues qui descendent sur la ville / ce soir les caisses, les écoles crament et les rues s'illuminent!

 

ANTI FRANCE ASSAUT NOTRE PROGRAMME LES FLAMMES / ERETIK ENEDEKA LE MORCEAU, GENERATION FLINGUE DU CERVEAU / ANTI-FRANCE DECLARATION DE GUERRE AU SYSTEME/ A TOUS LES ETAGES, GUEUTAS, TEUSQUAS ET POUILLAVES!

 

- Eretik part II -

Enedeka partII: Une aussi pour les taffeurs en 3/8 de la rue et des cages / monte-en-l'air et casseurs , moi, ma petite pref' pour le dépouillage / je dépouille et ment-vole à l'étalage en passant par la kasse-départ / à donf RER D-fonce direction la défonse je pars / Le toubib a mal au bide quand il fait l'autopsie de mon style / taillé à la haine, turbien à la nitro et à l'hémoglobine / j'aiguise mes pensées au H-war, un sourire kabyle au razoire / j'assigne les  Saigneurs su systême à gouter à la haine qu'ils sèment / wesh kousin ça vient des teusqua, du 9-3 et d'la Kapitale! / Parait que la vie est crade, parait que ça pue qu'c'est sale / C' qui me parait crade moi tonton c'est ton système de merde/ la sère-mi d' nos vies l'ami, les rapports qui nous tiennent : Y a plus que des prisons qui fleuryssent , l'avenir est un métier de maton/ et  Combien d'espoir qui périssent à l'ombre des centres de rétention!? La guerre de classe c'est la corrida, j'^rêve d'encorner l'matadore, le batard en mùoule bite c'est nos ennemis les porcs / à coups de corne dans les couilles, je rêve de ken le systême de le niquer encore / de le niquer à mort, de leur faire payer le prix fort / Que le flingue à leur ceinture finisse sur la tempe de ses porcs ou me faire ter-sau à l'Elysée "Anti-France Akbar!" une bombe au corps! / Pire en trans, la France transpire, elle doit payer sa dette / Les caisses brûlent, et les rues s'illuminent, ça donne un air de fête/ , émeutier vandale et casseur / de Panam Banlieue et d'ailleurs, pensée à ceux aux schtars, aux tarmis, ceux dont la France a peur.

 

 

PUTAIN DE CIMETIERRE

Enedeka Maska 2005

Mon son arrive ensanglanté pour mordre à100% / jusqu'au sang jusqu'aux os, que les porcs partent qu'on les ramène au zoo /Leur flow a coulé sous les ponts, les pontes du pera ne me font pas peur / avant même qu'ils ne les écrivent je connais leurs rimes par coeur / Son sans école sinon celle de la vie / Sans gout de substitution sinon celle de la fiole / Je suis pas coincé dans leur cour - d'école - maternelle / Je suis pas venu jouer à la marrelle sur une patte pour toucher le ciel./ Rythme lourd, basse à coup de batte j'm'installe dans mon propre style / Sale gosse qui traverse le vide sur un file / tu veux vivre de ta musique fabriquer des hits de tes égo-trips / Faire pleurer les gosses de chires dans leur chaumière pour gagner du fric / enfoncer des portes ouvertes et marcher ouvertement sur tes potes / Ton milieu comme trampoling pour atteindre les rails qui mènent aux lignes./ Moi il m'en faudrait d'la maille pour nourrir tous les miens / j'fais pas mon bizz de c'que j'braille, j'fais juste du son que j'kiffe bien./La tête sur les épaules en attendant la guillotine / Je saute au cou du hip-hop, les crocs dans la carotides / j'arrache la jugulaire un jet de son de plusieurs mètre / C'est du 400 000, du "Nique le Système"/ Allez vous faire, vous et vos maîtres...

Une fois de plus, tu crois que je parle de moi, mais c'est pour dire que j't'emmerde / Toi, tes règels et ton système de merde / Allez niquer vos pères, allez niquer vos mères / P't'être même que le Juge Burgaud pourra en faire son affaire.

Les rappeurs jouent les gros dures/ stickent leurs embrouillent sur les murs / Qu'on les laisse s'insultent entre chanteur quand les mifas sont brisés par Charter / Qu'est ce tu veux qu'j'en ai à faire!?/ Traitez vous de Baltringues!/ C'est pas dans les charts mais sur le ter-ter que s'affrontent les vrais dingues /J'te le dis sans tiep, comme un steack ED moi j'suis tout guez/ Il en faut dix comme oim pour faire un obèse/ ça m'empêche pas d'avoir la haine, barre de fer en main / dans le noir, à 10 et par derrière, ma gueule, tu feras moins le malin!/ J'assume ma stratégie, je joue pas la fausse street effigie / Comme bagage mon vécu, pour voire plus loin, j'pause les deux pieds dessus / J'viens pas m'la raconte, refaçonner ma vie à la fonte / comme trop de cons qui mitonnent, endorment, réecrivant leur vie comme un conte ./ Mes histoires de merde ça m'concerne, ouais je sais, mais...j'ai envie d'hurler au monde, que j'le hais, que j'le baise, moi!/ En quelques lignes se dessinent le contour d'une tragédie / qu'on trouve belle jusqu'à ce qu'on découvre que ça a raturé nos vies.

Une fois de plus, tu crois que je parle de moi, mais c'est pour dire que j't'emmerde / Toi, tes règels et ton système de merde / Allez niquer vos pères, allez niquer vos mères / P't'être même que le Juge Burgaud pourra en faire son affaire./ Un autre son, un autre refrain/ car en prison y a nos frangins/ y a nos frangines, celles au tapin, celles à l'usine/ soeurs et frères de misère, de galère et de haine/ rêve de ciel ou de guerre, j'constate partout c'est la même./Une fois de plus, tu crois que je parle de moi, mais c'est pour dire que j't'emmerde / Toi, tes règles et ton système de merde / Allez niquer vos pères, allez niquer vos pères, allez  niquer vos mères/ crève toi et ton putain de monde est un cimetierre

Déverse le sang de ta race sur les champs d'honneur/ Moi j'déverse le son d'ma classe sur les chants d'horreurs / Et bouleverse le bon sens crasse des donneurs de leçons / Appelle à la haine de classe, à ken leur caste, quite à verser le sang! 

 

DANS LES REGARDS

Enedeka Maska , 2007

J'ai vu des cris de désespoir, masqué d'un coup d'paupière / des airs agares, des yeux vitruex qui sentent le malêtre la galère / des appels à l'aide, des têtes d'épingle dans les pupilles qui sentent l'oublis à trop  se cramer les soucis et les souvenirs dans le fond des cuillères. /J'ai vu des cernes sous les yeux des mères, ça sent la fatigue la tristesse, c'est pas les strass et les paillettes, mais le stress et les prises de tête / les galères de leurs fils et leurs rages qui les font vieillir avant l'age.

J'ai vu la colère, la haine face à l'humiliation de l'injustice / La frustration dans l'impuissance, l'envie d'en découdre de ceux qui résistent / ça chauffe pire qu'une bouillard pendant les contrôles de police / Dire qu'on se contente de les fusiller...du regard, ces fils de .../putain, j'ai vu les larmes pointés au coin des yeux à la sortie des parloirs et même parfois dans le miroire/ Dure de penser au notre que le système enferme dans ces mouroirs / le sort de nos frères frappés par l'A.P. nous donne le regard noire.

CE QUE J'AI VU, CE QUE J'AI PU, CE QUE J'AI CRU, CE QUE J'AI SU VOIRE / DANS LES YEUX DE NOS FRERES , ON A L'EXPERIENCE PENDU AU BOUT DES REGARDS / CES EMOTIONS QU'ON TRANSMET SANS MÊME METTRE UN MOT DESSUS / AU DE LA DES SILENCES LOURD DE SENS DANS NOS REGARDS HURLENT NOS VECUS.

Dans les yeux des potes j'ai lu l'amitié, le respect / ressentis le lien invincible qui nous unit au travers des années / j'ai vu la volonté de nous protéger dans les yeux de nos ainés/ l'envie de nous sermonner et face à nos conneries , leur air géné/ Quand il est trop tard et que tout semble perdu même enfermé dans le noire, il y a cette lumière que j'ai vu / dans les regards de mes srabs une façon de dire qu'ils seront toujours là / peu importe qu'on soit au plus bas / une main tendu jusque dans l'au de là./La compréhension, l'acceptation de nos différence / même si nos choix ne sont pas les même, façon d' dire qu'on va dans le même sens / en vérité, chacun mène sa galère / si on rame pas d'la même manière, on en reste pas moins des frères.

J'ai vu l'arrogance et le mépris dans les yeux des teschmis / la joie de te mettre à l'amende, l'envie de te faire la sèremi/ j'ai vu la connerie de l'ignorance / la haine face à la différence / Ils sont toujours aussi cons avec ou sans expèrience./ Froid face au regard compatissant de l'assitante sociale / Qu'elle veuille jouer la maman ou te faire la morale / elle n'en est pas moins al pour te mettre sur les rails / dans tant de regard, sa mère, on en reste que la racaille

Les épaules larges, le regard fière / j'ai lu la niak dans les yeux de nos frères / pour qu'ils nous foutent la paix / pas d'autre moyen que de vivre en guerre...

 

  

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