NIIK communiqué #6

« UN ANTI-COMMUNISTE EST UN CHIEN »

JP Sartre

 

 

Voyant qu’un dossier était consacré à la camora , j’ai volé il y a quelque jour l’Express du début du mois d’Aout. Christophe Barbier, qu’on a pu voire s’exprimer au café du commerce tenu par Yves Calvy,  y signait un édito faisant réference à la mort de Soljenitsine, auteur russe connu pour avoir décrit l’horreur des goulags à travers des bouquins tel que l’Archipel du Goulag ou Une journée d’Ivan Denissovitch. Belle occasion pour tirer une fois de plus sur le cadavre décomposé de l’Union soviétique.

 

Qu’on critique l’union soviétique ne me pose aucun problème, il n’y aucun révisionnisme à faire tant qu’à l’existence des goulags et concernant l’horreur qu’ils représentent, mais quand M. Barbier se permet d’écrire que le goulag est l’incarnation même du projet communiste, là , on se rappelle sans grand mal que comme le disait Jean Paul un anti-communiste est un chien. En l’occurrence ici c’est également un crétin, qui sous couvert de donner des leçons d’histoire se permet pour le coup une opération révisionniste devenu banal dans l’ambiance de l’époque.

On touche ici aux même âneries abêtissante que les mise dos à dos de l’union soviétique et de l’Allemagne nazi. Rouge et brun même combat. Mon cul, ouais.

 

Car précisément quand M. Barbier fait référence à l’essence du communisme, il pointe justement la racine profonde de ce qui différencie fondamentalement le communisme du nazisme. Peu importe que la dictature qui prétendait l’incarner se soit couverte d’une horreur qui peut nous rappeler celle de l’Etat raciste voulu par Hitler.

On ne peut pas laisser dire n’importe quoi, les écrits de Marx n’ont rien à voire avec Mein Kampf ; et la société voulu par les premiers communistes ( pas ceux qui s’attribuèrent l’appellation communiste, et qui qualifièrent de « soviétique » leur capitalisme d’Etat), n’a rien à voire avec le monde que voulait créer les nazis.

D’un cotés l’idéal communiste veut finir par abolir les classes, et donc créer une société égalitaire donnant vie à l’idéal universaliste, de l’autre les perspectives proposée sont précisément inverses puisque le projet consiste à asservir une parti de l’humanité au nom d’un concept de race faussement scientifique. L’idée d’universalisme à la base de l’idéal communiste et les concepts de hierarchie des races se trouve chacun à l’opposée de l’autre.

Ou peut on voire le principe de goulag dans un idéal qui s’attache précisément à l’idée d’une égalité absolu entre les être humains. Quel texte des premiers communistes fait-il donc reference à des camps ? A ce sujet Mein Kampf est d’une limpidité glacial, il y est explicitement question de mettre en œuvre les conditions nécessaires à la suprématie de la race aryenne. Le délire d’Hitler et les conséquence évidente qu’il devait apporter était exposé clairement dans ce qu’il écrivait avant sa prise du pouvoir.

Quand Barbier sous entend qu’il en serait de même pour le communisme , il crache sur tous ceux pour qui la révolution russe signifiait un énorme espoir. Et il joue le rôle de la désinformation pathétique qui fait que les nouvelles générations ne peuvent absolument pas comprendre comment le communisme a pu emporté une telle adhésion durant le vingtième siècle. A les entendre il ne s’agissait qu’un projet de dictature. Oui, dans le manifeste du parti communiste, il est question de dictature du prolétariat. Mais que’est ce que ça veut dire ? ça veut dire la prise du pouvoir par les exploités d’une société vivant dans une dictature de la bourgeoisie. Effectivement vu les conditions imposés par la classe dominante de la société capitaliste depuis qu’elle tient le pouvoir il était plutôt logique que la parti du peuple qui voulait s’organiser pour retourner cette état de fait ait penser qu’il faudrait passer par une pèdiode ou on serait en mesure d’imposer les changements radicaux nécessaires à l’abolition des privilèges bourgeois.

Barbier est l’un des nombreux toutou de la philosophie que le pouvoir Sarkozyste illustre parfaitement. S’imposer par l’abêtissement des masses. Il est quand même significatif ce qu’on décrit comme des dictateurs en puissance ait toujours chercher à répendre le savoir  et la connaissance parmi le peuple, tandis que ceux qui se présentent comme des héros de la liberté ait toujours sous entendu que certaines connaissance ne pouvait être que réservé à une certaine élite.

L’éducation Tf1 dans sa manière de présenter la vie dans les quartiers, comme dans sa manière de parler de tous ce qui relèvent de prés ou de loin du marxisme va parfaitement dans ce sens. Je pense au plus jeune, qui n’ont pas eu de grand parent communiste ou syndicaliste, si on ne connaît les communistes qu’à travers ces espèces de « méchants » décrit par la propagande hollywodienne à la Top Gun comment peut on comprendre ce qui s’est passé ?

De fait rien ne pousse à s’organiser pour défendre sa classe, rien ne pousse à se considérer comme faisant parti d’une classe. Le confusionnisme règne et le seul espoir semble résider dans de veine tentative d’accession au rang de la classe du dessus.

 

Mais quand on connaît la galère, on en arrive rapidement de soi à la conclusion qu’il n’y a pas de solution purement individuel à des problèmes clairement collectif. Et quand un Ben Laden débarque et fait vaciller un Empire en envoyant quelque mec décidé qui montrent qu’avec un peu de volonté et des cutters, on peut faire tomber deux grattes ciels et faire trembler l’Empire en touchant de l’intèrieur la plus grande super puissance mondiale, alors forcément ça crée une force d’attraction énorme chez ceux qui subisse de plein fouet les injustices de ce système. D’autant plus si on est de culture arabo-musulmane, il est en effet plus facile d’être indifférent à ce genre de démonstration quand les valeurs sous-tendu derrière cela sont à des kilomètres des notres.

Et Ben laden a repris le flambeau de l’anti-impérialisme. Et là il marque des points. Car les gens du genre de Barbier, quand ils se permettent de penser pour les autres et qu’ils balancent leurs contre-vérités foireuses pour ré-éduquer le peuple et lui faire gober la toute puissance du modèle libérale dans une économie capitaliste, anéantissant tout espace à tout ce qu’il découle du Marxisme il laisse un néant absolu là ou les gens cherchent une pensée, un mouvement capable de s’opposer à cet ordre des choses qu’ils ressentent comme parfaitement injuste.

 

En ce sens, les propagandistes libéraux ont largement participé à la monté en puissance de l’islamisme radical en cherchant à détruire la crédibilité des espoirs portés par les idées politique issu de la pensée marxiste.

 

Le savoir est une arme, et la propagation de l’ignorance pousse ce système à l’implosion…

Qu’il crève…

Commentaires (1)

1. Marc 29/03/2010

Tu as lu le bouquin de Alexander Berkman "Le mythe bolchevik. Journal 1920-1922"? C'est le témoignage d'un anarchiste américains déporté en russie juste après la révolution de octobre 1917. Sa montre la véritable image du parti communiste.

Après c'est vrai aussi que en théorie j'aime pas trop le marxisme. Même si Marx a écrit des bon truc, je suis loin d'être d'accord avec lui sur pas mal de points (normal en temps qu'anarchiste).

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