Lyrics Radio Klandestine Volume 1 - part. I

 

 MORITURI TE SALUTANT

n2k-gun-et-bouquin-contrastee-zoom-tete.jpg

Enedeka Maska 2008

Ange de la mort sans aile, frais en street wear XL / Je m'exerce à exceller dans le fait d'expliquer ce que j'exècre/Ne cherche pas à savoir quel est mon blaze, quel est mon age / Enedeka est maské, immortel est sa rage / Képlan derrière une cagoule, à l'ombre de ma capuche / trois trous suffisent pour exhiber l'essentiel, le regard, le rictus / Le visage blafard kémar par les nuits blanchis par la paranoïa/ Je chémar sur le trottoire d' Besbar à la poursuite de ce sommeil qui ne vient pas/ Tu tends enfin l'oreille, mais plus aucun mot ne sort, il est déjà trop tard / mon sourire fait l'trottoire pour c'que j'aimerai avoir / tu n'me comprends et j'm'échappe à moi-même, faible / ayant sous-estimé ces blessures et ces peines qui jamais ne se referment / La colère comme gangraine, comme maladie la haine/ tiens toi droit, sois fort et tais toi, et tu te ments à toi même / mais montres toi au plus bas et tu les laisses t'enferme / dans cette vision de toi qui te gêne, t'humilie et t'enchaine. / Putain y a pas moyen de rêver quand on peut plus dormir / reste que l'envie de crever ce monde, le besoin d'en finir / avec ces mensonges qui ont enterré vivant nos espoirs / restent les réveils difficiles, les soirées plein de trous noires / Ne me traites pas de menteur quand je te dis c'que je pense / Je fais face à mes erreurs, aucune blessure que je panse / si mon cynisme t'étonne, et qu'mon aigreur détonne / c'est que je ne fuis pas l'affrontement, la souffrance, que je refuse de m'mitonnes / conséquence je me sens souvent seul et salis/ par les essais plus ou moins réussis de mes erreurs passés / je constate mes limites quand je les atteind, m'oblige à reconnaitre mes faiblesses / j'suis mon meilleur pote, mon pire ennemi, j'y perd l'occase d'être modeste / parfois je ne me supporte plus , j'vais pas en plus jouer celui qui se déteste / j'ferais la fausse victime comme Cobain, quand je vois déjà le peu de temps qui me reste / Putain j'ai une guerre à mener, sache que le dawa est ma mission / j' cherche l'affrontement pour vivre en paix, la lutte de classe comme religion.

Illégalle car quand c'est légale / les pauvres régalent et les riches gagnent / ils font des lois pour qu'on s'y fasse / des taules pour qu'on y trouve notre place / faut qu'on les ken avant clamse / ils veulent qu'on canne ces fils de chiens / ces fils de chiennes mettent dans nos cranes des idées crades / comme famille la meute, l'émeute comme came / on est accroc à quand ça crame / mon seul drapeau est en flamme, le blanc éternellement au sale / normal quand j'constate qu'on s'tape continuellement / quand on capte constamment qu'on nous ment quotidiennement.

Morituri te salutant, je suis mon propre César et ma vie mon Empire / Le sort j'le ken comme un roi dans l'arène, appelle moi gladiateur / la mort ne me fait pas peur, ma seule certitude pour l'avenir / Morituri te salutant, je suis mon propre César et ma vie, mon Empire.

 

J'accumule les psycho-pathologies les plus répandues / à coups de stylos les tripes à l'air, j'étale mes viscères sur l'instru / faute d'avoir fait le monde à mon image, je lui ressemble , schizo tout comme lui / sauf qu'à l'inverse j'affronte cette tare, quand lui sombre dans l'hypocrysie./ Qu'il aille se faire lorsqu'il distingue "sphère privé" et "sphère publique" / on devient dingue à constater qu'on est jamais c'qu'on revendique / Mégalo jusqu'au bout de mes Beats, je nage en plein égo-trip / j'me la raconte sans faire les gros titres, aucune honte tant que mes khos tripent / Bah ouais ma gueule j'assume, si c'est ça "se la pète" / j'préfère ça que de jouer la victime pour ne pas me prendre la tête / trop facile de revendiquer sa défaite et de s'avouer vaincu / si on est plus bas, il y a plus rien à perdre, alors faut pas rester sur le cul / Se dire que "c'est foutu", quelle présomption!  ça voudrait dire qu'on a déjà tout vécu / la vie c'est la guerre, moi, même à terre, je refuse de me dire battu / si c'est l'cas et qu'il y a plus rien à faire, alors je me taille vers d'autres sphères / j'vais pas chialer sur moi pour qu'on me plaigne et je ne suis pas suicidaire / A chaque anniversaire, un an de victoire, la fatalité je lui nique sa mère! / Je veux passer ma vie à mordre à pleine dent car ici c'est l'enfer / ça signifie qu'il y a pas de paradis et j'te le dis c'est tant mieux frère / ce que je veux , il me le faut aujourd'hui


    LE ROLE POSITIF DE LA COLONISATION !?

 le-role-positif-de-la-colonisation-1.jpg

 

Ils parlent de « refus d’auto-flagellement » de « patriotisme décomplexé » /, balayant d’un revers de la main le face à face avec le passé / de cette France enrichie sur le dos des colonies / bâtis dans le sang des esclaves et du pillage de l’Afrique…/C’est ça la France que t’assumes !? La fierté que t’exulte !?/ Toi et moi, pas du même camps espèce de fils de p…/

En 45 les français fêtaient la fin de l’occupation nazi/ leur indépendance retrouvé ils noyèrent le même rêve en Algérie./ Unanime tout le monde condamne le drame d’Oradour su Glanes/ tente d’oublier les collabos et pleure les résistants tombés / mais que dit on du sang sur les mains de cette France fraîchement libérée / des violes , des humiliations, des souffrances que les « victimes » d’hier firent endurer / en Indochine, en Algérie à ceux entré en résistance / parce qu’ils rêvaient de liberté, parce qu’ils rêvaient d’indépendance./

 

Le rôle positif de la colonisation de se compte en vies, en barils de pétrole en yébis par millions / tous concentrés dans la poche des pays colons / pour les autres : meurtres, violes, pillages, souffrances, humiliations.

 

Tu te dis « fier d’être français », t’as des millions de morts à assumer / pas que des mots absents des livres d’histoires, c’est des vies à jamais marquées…/ Je ne suis pas coupable des actes de ceux qui vivaient là par le passé / mais on n’a pas de fierté à avoir d’une histoire écrite dans le sang d’opprimé./ ça parle de voltaire de trois mots galvaudés sur le fronton des mairies, / mais aujourd’hui comme hier « agir pour la France » c’est lutter pour le profit /  des porcs de la classe qui domine ce territoire / pour maintenir leur place ils n’hésiteront jamais à sacrifier quelques millions de noires…

Et quand ils osent parler d’histoire / c’est pour essuyer la merde sous leur pompe / pour pas s’encombrer la mémoire / ils les humilient même dans leur tombes / ceux dont la sueur a fait la richesse de nombre de français / ceux qui ont payé de leur malheur leur envie de liberté

 

Si c’est ça la France, alors moi je ne suis pas français / si c’est ça la France alors pas de patrie ! Pas de fierté !

 

A ceux qui ont tant de merde dans leurs yeux qu’ils parlent de « gloire de leur histoire »/ A coup de baffe faut leur rappeler que son anti-chambre est un abattoir / et que les succursalles de leur soi-disantes « démo » - !?- « cratie » sont des mouroirs : Clairvaux, les bau mettes, st Maure, La santé ou Fleury…

Bleu comme l’uniforme de ceux qui ont assassinés tant d’hommes

Blanc, comme la couleur revendiqué de la classe dirigeante

Rouge comme le sang de ceux dont la souffrance a fait le beurre de la France.

 esclavage.jpg

Le rôle positif de la colonisation de se compte en vies, en barils de pétrole en yébis par millions

Tous concentrés dans la poche des pays colons 

 pour les autres : meurtres, violes, pillages, souffrances, humiliations.

Toujours la même histoire de classe, seul change le territoire

Les porcs qui te parlent de « race », toujours les même bâtards

Sache que pour maintenir leur place

 Ils n’hésiteront jamais à sacrifier quelques millions de noires.


 

 

  

Tu connais la chanson, K-son

n2k-obscur.jpg

 

Enedeka Maska Janvier 2008

 

Si j’avais les coupe-coupe d’Edward aux mains d’Argent

J’aimerai bien coupe-coupe les doigts aux mains de l’Agent…

Blase : noks, alias N2k venu injecté un peu de haine de classe / Dans la place vidé par l’appel des strass, le R.A.P. auto-castré, stérilisé par l’appât / notre R.A.Port à l’ordre et à ses porcs transpire par tous nos pores / quand tout le monde bascule à tribord dés que miroite les filons d’or / c’est la bousculade en direction de l’enculade /

Toujours présent ou se trouve l’argent / Major, D.A. et agent te briffe / quitte à te refaire les tiffs pour que les p’tits kiffent et filent leurs biffs / « bouge !bouge ! sur scène », « bouge !bouge ! Tu traînes » / t’as pris les stages pour un trottoir ?/ uniforme chromé de lascar/ sourire en or, beat calibré dans ton culte d’batard !

Tu connais la chanson garçon,

La haine de classe au mic sur du gros son, K- S.O.N

Lourd, sortis surfé sur les basses depuis le caisson

Ramasse ton zob, remballe tes couilles dans ton caleçon

Civil war agression !Bouffons !/Des questions ? Expulsions= Bastons/ Aucune raison de la garder (la raison)/ on vient squatter ta maison et embrigader ton garçon / c’est par le son qu’on enseigne les leçons que l’on sait car on saigne / il parait qu’il faudrait qu’on s’aime, mais il y a qu’la haine sème / alors on s’assomme au sum, j’ reste pas zen quand souffrent ceux qu’ j’ aime et…/J’m’en bat les couilles si ça te gêne !

Parfois on cherche à s’oublier, « si seulement… »/ C’est souvent lorsqu’on s’abaisse qu’on se blesse / quand on se saborde dans les abysses /comme tous cers bambinos abîmés abonnés aux abîmes et abandons depuis l’enfance : collectionne les déceptions et les souffrances / drainant avec eux des odeurs d’essences naissantes / accroche toi bien pour la descente / dans les bas-fonds, là ou les plafonds s’abaissent, tu connais la chanson, tu stress…

Tu connais la chanson garçon,

La haine de classe au mic sur du gros son, K- S.O.N

Lourd, sortis surfé sur les basses depuis le caisson

Ramasse ton zob, remballe tes couilles dans ton caleçon

4+ 5 zéros gars masqué comme des zorros / pas venu quémander des euros en tachant d’éviter les 35 h, kho / à l’aise dans mes pumas, j’envoie le son dans les boomers / fallait pas m’inviter à ta boom là / si tu voulais pas qu’ça s’barre en couilla

On erre kho, tache de trouver le bonheur dans cette merde / d’être heureux, même si on est triekar comme des serbes / dans ce monde, à contre-courant de la mode, nous on mord / histoire d’être sur qu’on est pas mort (-vivant) dans ce systême mort vivant/ qui se nourrit de tout ce qui y vit / qu’il le dévore vivant / qu’il cultive la peur et qu’y pullulent les porcs / faut s’armer si tu veux qu’ un jour on s’en sorte autrement qu’avec les deux pieds devant

Tu connais la chanson, garçon

Eno Kaes au Mic, MC livide

Haine du keuf au bide, tête de mort sur la poitrine

Avide…

On tourne, à plein, on t’retourne, eh bin ? / Même si c’est dans le noire et par derrière / sans espoir pas d’histoire de fausse fierté dans cette guerre / il n’y a qu’une valeur que j’honore c’est celle qui me fait me battre pour mes frères / tu connais la chanson garçon, c’est le k-son, hendek / B.O en V.O pour l’O.V .P d’ l’Armée des 400000, ici on clamse, sans rire : nous faut pas de l’art mais des armes mec…

A quoi ça sert de s’arrêter là quand on sait que / ils ont déjà fait couler tant de larme, tant de larme chez nos mères que / leurs yeux délavés finissent par devenir, devenir sec / ça vient du 77, du 75, pas une secte d’ascète /  on finit par disparaître – paraître-paraître comme des aztèques / leurs teur-inspecte veulent nous écraser-craser comme des insectes / si la morale est dans leur camps je porte fièrement le sceau de l’infamie / pour la leur foutre ceux qu’ils affament s’affaire déjà comme des fourmis / c’est pas des fans qu’il nous fut mais des famas / être sûr de pourquoi tu t’bats comme le Hamas/ T’en as marre de courber l’échine, de fermer ta gueule quand tu ramasses ? rejoins les rangs de ceux qui n’en ont pas, et qui s’tabassent !

400000 est mon armée

400000 est mon armée

H W A R à chaque couplet de nouveaux adversaires

H W A R à chaque couplet j’aligne de nouveaux adversaires

Beaucoup d’ennemis, beaucoup d’honneur

  

  


 

J’AIMERAI TANT TE DIRE

 prison.jpg

T’as vu c’est chaud, j’aimerai tant te dire que tout va bien, y a pas à se plaindre on est dehors pas enfermé avec ces chiens, si tu savais comme tu nous manques…comme souvent lorsqu’en résoi s’ouvrent ces silences qu’on aimerait t’entendre combler comme ces fois ou on évoque les bons moment passés ensemble, frustrés par l’impatience, on en peut plus d’attendre, leurs murs créent tant de distance, quand on y pense, on sert les dents et on hurle en silence.

La pute de proc se met en trans’, on les connaît le porcs de France, ces batards dire qu’on se contente de les fusiller…du regard. Ici on survie , parfois on s’oublie…comme d’hab.Mais dure de se dire « c’est la vie » quand il nous manque un srab. J’aimerai tant te dire viens on se taille, allez on va faire un tour à ‘dam, pendre un peu l’air ailleurs, ça pue trop la peur à Panam. Dehors toujours de petites putes qui parlent trop…mal. Toujours autant de blabla.De faux airs de vitoire et ça parle de « combat ! ». Mais les belles promesses ne remplacent pas les balles, c’est pas de belles paroles mais de belle dont je rêve pour toi Rab…

 

J’ai le sang qui bouillonne dans les veines j’ai les yeux rouges de rages. Je sens mon cœur qui se sert et mon poing qui se ferme. Ça fait longtemps que les larmes ont désertés mon visage. Mais j’en sens une qui pointe au coin de l’œil quand je pense à toi frère.

J’donnerai cher mon frère, rien que pour te voire sourire, rien que pour t’entendre rire comme au bon vieux temps. Nostalgique d’une période ou c’était déjà la merde, parait que demain c’est pire…on m’a dit « calme toi, attends… » Moi j’répond « j’ai pas le temps ».

Le doigt sur la détente, j'suis pas prés de me détendre, parce que demain n’existe pas, parce que demain je suis mort. Les yeux rivés sur ce «quand tu sors ». Je ne vais pas attendre d’être à l’intérieur pour me dire « profite de dehors ».

 

T’as vu c’est chaud j’aimerai bien te dire que tout va bien, y a pas à se plaindre, on est dehors pas enfermé avec ces chiens…Même si grillagé est l’avenir, j’trouve la niqua de me battre. Même si y a comme des barreaux aux fenêtres qui s’ouvrent sur demain. Ces porcs ça leur ferait trop plaisir qu’on s’laisse glisser sous le train d’la vie…ça craint l’ami…Zahef, à 100%, impatient. J’aimerai tant arraché de leurs visages leur air porcins…ils nous ont enfermés loin de toi si tu savais comme je les hais pour ça…

 

Putain mais qu’est ce qu’ils croient qu’on va lâcher l’affaire ?

Personne n’est à sa place dans ces putains d’mouroirs !

Et ils attisent notre haine dés qu’ils enferment un frère

400 000 bonnes raisons de faire la guerre aux bâtards !

  guillotine-carcerale.jpg


 

 

TOUT A GAGNER

 lance-de-cock-1.jpg

 

Enedeka 2005

 

 

J’ai perdu mes espoirs sur les trottoirs de ma ville

J’ai broyé du noire au détour des couloirs de la vie

A coups de tonfa un keuf a joué au casseur auditif

Et j’ai perdu un peu d’oui dans les rues de Paris

 

J’n’ai pas perdu ma haine des schmitts j’les ais jamais aimé

Qu’les porcs jouent les grosses bites, ils ne me font pas flipper

Mais ils me foutent la haine quand ils se prennent pour Dieu

Ma parole contre la sienne on m’enferme en deux-deux

 

Tel est le quotidien de millier de personne

Tel est le sort des miens t’étonne pas si ça détonne

Car on a perdu l’espoir que ça marche aussi pour nous

Qu’on se révolte contre ça on nous prend pour des fous

 

J’ai perdu ton phonetel dans le fond de ma poubelle

Attends pas que j’t’appelle, essaye pas de m’harcèle

J’suis pas quelqu’un à suivre, il parait que je suis « difficile à vivre »

je ne fais que commencer quand je suis déjà totalement ivre

 

Te fis pas au premier abord si tu crois que je suis « cool »

Vérifie à tribord si je t’aborde pour te coule

Moi je hais mes ennemis autant que je déteste les porcs

Je ne crois qu’en mes amis, frères à la vie à la mort

 

J’ai perdu mes cellules grises à m’assommer de teushi

Noyer mes neurones dans l’alcool pour essayer de m’oubli-

-er si c’était à refaire p’t’être que je le referais pas

Mais je n’ai pas le temps de regretter car la vie n’attend pas

 

J’ai perdu mon honnêteté à bizzer, carotteur

J’ai fait un peu de thune, gagner un nœud de vipère

Pour survivre on a tous plongé nos mains dans la merde

J’donnerai ma vie pour mes frère, y a qu’une valeur que j’honore

 

Amitié, respect avec les srabs, Avec ma classe solidaire

Un loup avec les bourges, y a que deux camps dans une guerre

Des fois je suis tellement paumé que je crois n’avoir plus rien à perdre

Mais derrière le nœud de vipère reste les liens du cœur

 

Des fois je me laisse ronger, grignoter par la haine

J’ai un sabre dans les viscères, un gun dans la cervelle

Tout ce que j’ai perdu, rien à faire si j’arrive à survivre

Je suis pas mort donc plus fort si je peux m’en sortir

 

J’ai perdu ci, j’ai perdu ça mais on est pas ce qu’on possède

On est ce qu’on fait pas ce qu’on dit, chacun est l’expérience qu’il traîne

Même si j’arrive à me nourrir, éternel insatisfait

Si les porcs veulent nous contenir c’est qu’ils savent pas ce qu’on est

 

Ne sens tu pas la flamme de nos âmes qui tiraillent

On a le feu au crâne et l’obsession des armes

On est des fauves qu’on affame, on a la rage et la dalle

On ne gagne que la défaite en s’élevant sur les siens

Je veux un toit je veux de la thune sans marcher sur les miens

Les traîtres même s’ils s’en sortent n’en restent pas moins des chiens

Tu m’ ramènerais la lune que ça n’y changerait rien

Quand on cherche à être libre le chemin est sans fin

On est pas ce qu’on possède sinon je vois pas ce que je serais

La thune ne fait pas le bonheur si elle sert à l’acheter

J’aimerai choper un château pour chaque môme du quartier

Mais on en est pas moins en cage avec des barreaux dorés

Alors on s’ cherche sans cesse la réponse n’est jamais la même

A trop rêvé de liberté, on est gagné par la haine

 

 

J’ai pas de règle à établir, y a pas de « loi de la vie »

Sûre qu’ ces salopes nous assassine avec des années d’ sonpri

Parfois je pardonne jamais je n’oublie désolé c’est comme ça

Pour les porcs qui nous ken par choix je ne pardonnerai pas

 

Ils suintent la haine du pauvre et ne savent qu’obéir

Se comporte comme des porcs heureux de se salir

Dans la boue légale de leur crime, le sang de leur victime

Ils se branlent de nos souffrances et jouissent quand ils assassinent

Comment veux tu qu’ j’ oublis comme ils ont tué Mesrine

Zyed, Bouna, Momo, Audry ou Malik Oussékine

 

J’ai perdu tant de choses sans rester sur le carreau

Que je ne m’estime pas pauvre pas toucher par ces mots

A force d’accumuler les rancunes, les riches chient dans leur froc

Ils savent que nous ne devenons que plus fort à affronter le sort

C’est pour cela qu’ils s’arment et s’entourent de leur garde

Flics, citoyens par milliers, les troufions de leur armée

La menace terroriste, leur cher épouvantail

c’est juste les pauvres qu’ils visent ils flippent de la racaille

qu’ils ont eux même crée pour régner dans l’opulence

quand les cités sont armés ils ne se sentent plus en France

Moi je te le dis frère, les riches ont du mourron à se faire

On a tout à gagner quand on a plus rien perdre

C’est pas pour nous que marche le système pas pour nous qu’ils fixent les règles

Que les seigneurs ne s’étonnent pas de récolter la haine qu’il sèment

 

MOI JE TE LE DIS FRERE LES RICHES ONT DU MOURRON A SE FAIRE

ON A TOUT À GAGNER QUAND ON A PLUS RIEN À PERDRE

 

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site